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Ces résultats sont assurément du plus haut intérêt.
devoir correspondre à une combinaison fer-étain. Ceci nous a conduit à entreprendre l'étude de ces alliages. Bien qu'elle soit loin d'ôtre terminée, nous pouvons confirmer l'existence d'une combinaison ou d'une solution dont nous donnons d'ailleurs une micrographie très nette (Phot. 146, PI. XXXVII).
Nous ne connaissons aucune étude théorique faite sur ces alliage. Mais Guettier (Guide pratique des alliages métalliques) a donné quelques résultats pratiques intéressants. « On trouve, dit-il, que le fer et Tétain peuvent s'allier en toutes proportions. Mais les alliages sont cassants et deviennent d'autant moins fusibles qu'ils contiennent plus de fer. »
La présence, môme faible, du fer dans Té tain rend l'étain plus dur et moins malléable, d'un aspect plus terne. D'un autre côté, une très petite partie d'étain dans le fer rend ce métal cassant à froid et encore plus fragile à chaud. Du fer chargé d'étain ne peut se forger et tomhe en éclats sous le marteau.
La fonte qui contient de rétain peut montrer, à la cassure, un grain aussi fin que celui de l'acier. Elle devient noire et peut acquérir, comme la plupart des métaux durs, un beau poli, moins disposé à l'oxydation que le poli des fontes ordinaires. Divers essais ont été tentés pour rendre les fontes inoxydables à l'aide d'un alliage en petite proportion d'étain.
Quelques recherches ont montré à Guettier que Ton augmenterait inutilement la valeur de la fonte par addition d'étain en la rendant plus dure et plus difficile à travailler, sans lui donner pourtant les qualités nécessaires pour résister convenablement à l'oxvdation.
La proportion de 2 0/0 de fer dans l'étain suffit pour rendre l'étain attirable à l'aimant, pour lui enlever son éclat et pour le rendre dur et sec.
La môme proportion d'étain dans la fonte rend la fonte sèche et cassante, et le fer qui provient de cette fonte est dur et privé d'une partie de sa malléabilité.
Un alliage de fer 30, étain 70, offre une cassure d'un gris foncé et conserve une certaine ductilité sans objet, du reste,
AUTRES ALLIAGES DE FER 4i7
pour les ressources de l'industrie. Un alliage de fer 50, élain 50, est blanc, fragile et à cassure grenue.
Un alliage, fer 70, étain30, est cristallin, d'une texture gris de fer et peutêtre aisément pulvérisé sous le marteau.
Un alliage de fer 90, étain 10, est d'un ton gris clair.
Le grain, sec et mat, se laisse très difficilement attaquer par la lime. Cet alliage est très sec, très cassant et d'une grande dureté. Usé sur la meule, il donne un poli brillant, d'un blanc grisâtre.
La seule utilisation des alliages fer-étain, en dehors de Tétamage qui ne saurait être considéré comme la production, à proprement parler, d'un alliage, réside dans leur emploi pour rétamage de certains métaux, notamment du cuivre. On a employé pendant longtemps un alliage renfermant environ
Sn 75
Fe 25
Thénard a recommandé un alliage plus fusible, moins dur et à grains plus serrés que le précédent.
Sa composition correspond à environ :
Sn 79
Fe 11
Le plomb ne s'allie pas avec le fer. On sait depuis longtemps que, si l'on jette du plomb dans du fer fondu, on retrouve le plomb au fond du bain. On a noté qu'en jetant du plomb dans un bain de fonte on produit un certain mouvement de brassage qui paraît développer la fluidité de la fonte. À ce sujet Guettier fait remarquer que les mouleurs coulant des pièces minces ou les ouvriers chargés de mouler de grandes pièces s'appuient sur ce phénomène pour jeter du plomb dans la fonte en fusion et empêcher ce métal de se figer rapidement contre les parois des poches de coulée.
Le môme auteur dit avoir obtenu « une espèce de saturation du fer par le plomb» dans des alliages brassés énergiquement et coulés rapidement .
Soumis h l'analyse, ils n'offraient que des traces de plomb indiquant plutôt le passage de ce métal dans la fonte qu'un alliage sérieux.
La fonte ainsi traitée était durcie; sa densité était sensiblement dans les limites de la densité des fontes ordinaires, soit environ 7,2.
Biewend d'une part, Heldt d'autre part, ont obtenu, par réduction d'un mélange d'oxyde de fer et de plomb, un alliage renfermant 3,24 0/0 de plomb; il était magnétique et très dur.
Sonnenschein a rencontré dans un haut-fourneau un alliage, de formule Pb2Fe, qui se présente en aiguilles très fines du système cubique. L'alliage était magnétique.