I. — ÉTUDE THÉORIQUE
Courbes de fusibilité et de refroidissement. — Mallet fut le premier à déterminer les points de fusion de différents alliages de cuivre-zinc, et il montra qu'aux environs de 330/0 de cuivre le point de fusion tombait presque subitement*
M. Charpy reprit la question avec une grande précision ; il obtînt les résultats suivants, qui sont résumés dans la courbe (fig. 162) et le tableau ci-dessous :
CUIVRE P. 100
POINTS DE FUSION
CUIVRE P. 100
POINTS DE FUSION
En somme1, on obtient deux courbes se rejoignant en un point qui correspond au composé GuZn2 et au pourcentage de 32,8 de cuivre (fig. 162). M. Roberts-Austen appliqua sa méthode? aux alliages cuivre-zinc; il montra ainsi que les alliages renfermant moins de 30 0/0 de zinc n'ont qu'un seul point de solidification, très peu différent de celui du cuivre. Les alliages contenant plus de 30 0/0 de zinc ont un second point de solidification peu supérieur à celui du zinc. Enfin MM. Heycock et Neville étudièrent les alliages très riches en zinc et prouvèrent que jusqu'à 1 0/0 de cuivre (proportion comptée en nombre d'atomes pour 100) les points de fusion se trouvent sur une droite qui part du point de fusion du zinc, et que, pour les alliages renfermant de 3 à 7 0/0 de cuivre, on a une seconde droite presque horizontale et qui correspond à la température de 424°.
M. Shepherd a donné, il y a peu de temps, les résultats de ses recherches sur les alliages de cuivre-zinc (The Journal of Physical Chemistry, juin 1904, p. 421); bien qu'en contradiction sur quelques points avec les études antérieures, ce
1. M. Charpy nous a fait noter que le point anguleux marqué sur la courbe ne ressort pas nécessairement des mesures numériques et que la forme pouvait varier.
2. Étude théorique des alliages métalliques, par M. Léon Guillet, p. 39, V'" Dunod, éditeur, Paris.
travail précise d'une façon très nette la constitution de ces
alliages. Nous en donnerons le résumé et les conclusions.
L'observation des courbes de refroidissement a permis à M. Shepherd de retrouver la courbe publiée par M. Roberts - Austen ; elle a permis, en outre, de préciser un point qui avait presque échappé à ce savant ; mais Ton n'a pas retrouvé une droite qu'il avait indiquée.
Quant à la courbe de commencement de solidification; elle est formée de six branches, auxquelles correspondent six phases, qui, d'après l'auteur, sont, toutes, des solutions solides : aucune n'est formée par un composé défini. Le tableau suivant résume la compo" sition des phases.
fOO 90 êo
70 fp 50 40 Tknear er? curare
Fio. 162. — Courbe de fusibilité des alliages cuivre-zinc (Charpy).
COMPOSITION DU LIQUIDUS