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PROPRIÉTÉS DES ALLIAGES CUIVRE-ZINC

Si les laitons ou, mieux, les alliages de cuivre et de zinc sont si précieux à l'industrie, ils le doivent aux propriétés suivantes :

Prix beaucoup moins élevé que celui du cuivre;

Dureté plus élevée que celle du cuivre; donc résistance plus forte à l'usure;

Propriétés mécaniques meilleures que celles du cuivre pour un grand nombre d'emplois;

Grande malléabilité ; ils sont donc propres à être transformés en barres, profils, planches, feuilles minces, fils; à être estampés, emboutis, etc. ;

Points de fusion moins élevés que celui du cuivre; ils se prêtent donc mieux que ce métal aux moulages fins ;

Grande facilité de travail : ils bourrent moins l'outil que le cuivre et sont donc plus faciles à travailler;

Résistance plus grande que le cuivre aux agents atmosphériques ;

Très jolie couleur après polissage.

11 faut ajouter que les laitons ne présentent pas certaines qualités qui leur font préférer les bronzes, bien que ces alliages soient d'un prix beaucoup plus élevé. Us ne sont pas assez résistants au frottement, d'une part, et, d'un autre côté, ils ne possèdent pas cette sonorité, très précieuse dans certains bronzes.

Les propriétés des alliages cuivre-zinc ont été étudiées par un très grand nombre d'industriels et de savants. Mais il ne faut pas oublier qu'avant les recherches de M. Charpy les résultats étaient extrêmement confus.

Nous croyons cependant nécessaire de rappeler les principaux résultats obtenus.

Disons de suite que les alliages renfermant moins deiOO/0 de zinc sont rouges ; puis, ils deviennent or, puis jaune verdâtre; vers 40 0/0 de zinc, ils sont à nouveau franchement or, et cette coloration s'accentue quand le zinc augmente pour devenir absolument rouge vers 40 à 4b 0/0. Au-dessous de 45 0/0, ils sont blancs.

Pour résumer les études antérieures à celles de M. Charpy, nous reproduirons ici le tableau donné par Thurston sur les recherches antérieures aux siennes; dans un second tableau nous donnerons les résultats obtenus par ce savant et qui ont

été publiés dans son remarquable ouvrage : A Treatise on Brasses, Bronzes and other Alloys (New York, Wiley and Sons, 1893).

Voici, d'abord, les indications bibliographiques nécessaires pour comprendre le premier tableau :

Bolley, Essais et recherches chimiques. Paris, 1869, indiqué dans le tableau par l'abréviation Bo.

Crookenwitt, Erd'manns Journal, XLV ', 1848. Indiqué dans le tableau par l'abréviation Cr.

Calvert et Johnson, Philosophical Magazine, 1850, 1858, 1859. Indiqué dans le tableau par l'abréviation CJ.

Matthiessen, Philosophical Transactions, 1860, 1864. Indiqué dans le tableau par l'abréviation Ma.

Mallet, Philosophical Magazine, 1842. Indiqué dans le tableau par l'abréviation Ml.

Riche, Annales de Chimie et de Physique, 1873. Indiqué dans le tableau par l'abréviation Ri.

Rapport du Comité des Alliages métalliques du United States Board. Indiqué dans le tableau par l'abréviation USB.

Wiedermann, PoggendorfTs Annalen, 1859. Indiqué dans le tableau par l'abréviation We.

COMPOSITION

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