‹ Etude industrielle des alliages métalliques ... TexteChapitre 330 sur 460 · I ET A IN · texte numérisé non relu

I ET A IN

de

BISMUTH

PLOMB

!ÉTAIN

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Parmi les alliages fusibles il faut citer :

L'alliage de Newtoii : ' '• • ' ' '

Bi 8

Pb.... 5

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Point de fusion 94*': : ' ! :' "'

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Bi 5

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Point de fusion r. > ., . 90°

Ces alliages sont employés com race bains de trempe pour les aciers. Ils donnent une trempe douce et empêchent les tapures.

On emploie souvent, pour les riioulages délicats, les alliages suivants qui se dilatent par refroidissement :

Sn

Pb

On utilise aussi dans le même ordre d'idées des alliages contenant de l'antimoine. Hiorns cite l'alliage

Sn 48

Pb 32,5

Bi 9

Sb 10,5

employé pour les cylindres d'impression.

ALLIAGES d'ÉTAIN, DE BISMUTH ET DE CADMIUM AVEC OU SANS ADDITION DE PLOMB

L'étude de ces alliages a été faite par Hauer, au point de vue de la fusibilité.

Il a conclu que les points de fusion sont proportionnels à la composition atomique :

1° CdSnPbBi 68°

2° Cd3Sn«Pb«Bi» 67°

3° Cd*Sn3Pb5Bi3 66°

4° CdPbBiï 88°

5° CdPb»Bi* 89°

6° Cd*Pb7Bi* 95°

Les formules ci-dessous correspondent aux compositions centésimales :

ALLIAGES d'ÉTAIN

Cadmium

Ëtain ....... ..'

Plomb

Bismuth

Les principaux alliages fusibles de cadmium, d'étain et de bismuth sont les suivants :

Sa

Bi

POINTS DE FUSION

Mais généralement on ajoute du plomb.

C'est ainsi que l'alliage de Lipowitz renferme :

Cd 3

Pb 8

Sn 4

Bi 15

Point de fusion 70°

L'alliage de Wood contient :

Pb 4

Sn 2

Bi...' 5

Point de fusion 71°

D'autres alliages fusibles ont pour composition :

Cd

Pb

So

Bi

POINTS DE FUSION

Ces alliages sont employés comme soudures très tendres. L'alliage de Lipowitz est utilisé pour souder le métal anglais.

Certains alliages d'étain, de bismuth et de cadmium ont été

essayés comme métal à caractères d'imprimerie, notamment

l'alliage :

Cd 20

Bi 50

Sn 30

La question prix de revient a, seule, arrêté cette fabrication.'

ALLIAGES ÉTA1N-ZINOPLOMB

Ces alliages ont été étudiés par Guettier qui donna les résultats suivants 1 :

N° 1 : Étain, 76; zinc, 12; plomb, 12. — Cassure à grains très fins et brillants imitant celle de l'acier. Nerveux, roide, un peu gras à limer, sans tassement. — Texture d'un blanc terne. — L'éclat après la lime. disparaît rapidement. — Ne raye pas le papier. — L'alliage est parfaitement mêlé.

N° 2 : Êtain, 12; zinc, 76 ; plomb, 12. — Cassure à la manière du zinc à facettes brillantes et avec arrachements. — Nerveux, quoique beaucoup moins que le précédent. — D'une couleur plus bleue, après la lime, que le numéro 1, mais se

i. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, ces recherches de Guettier mériteraient d'être reprises d'une façon plus scientiGque.

ternissant toutefois moins facilement. — Peu de tassement. — Les surfaces coulées sont recouvertes d'une pellicule très ridée d'un jaune d'or passant au violet. — Une petite partie du plomb sur une hauteur de 0,003 s'est déposée au fond du culot.

Nd 3 : Étain, 12; zinc, 12; plomb, 76. — Cassure sans brillant avec arrachement, tirant h la fois sur celui du plomb et sur celui de rétain. — Plus facile à casser cependant que ces deux métaux. — Plus mou sous le marteau que rétain, quoique moins flexible. — Plus dur que le plomb seul. — Raye le papier d'une façon très prononcée. — L'alliage est mieux fait que le numéro 2; il n'y a pas de dépôt au culot. — Pas de traces de tassement. — Les mêmes couleurs et même peau à la coulée que le précédent. — La couleur du plomb après la lime.

N° 4 : Etain, 34 ; zinc, 33 ; plomb, 33. — Cassure plus terne et moins arrachée que celle du zinc, avec laquelle elle a quelques rapprochements. — D'un poli gris bleu sans éclat brillant et de couleur moins tranchée que le plomb. — L'alliage est bien fait, un peu mou, mais résistant et peu Qexible.

— Très peu de tassement. — Les surfaces coulées viennent de celles de l'étain, d'un jaune d'or pâle, sans les tons de l'iris.

— Raye légèrement le papier.

N° 5 : Étain, 10; zinc, 45; plomb, 45. — Cassure à la manière du zinc à facettes triangulaires et brillantes, mais à fond terne.

— Nerveux à la cassure, quoique un peu mou. — Serait peu malléable. — Sans tassement prononcé. — Les surfaces couvertes de peaux très ridées de couleur bleu violet, tirant au jaune sur les bords. — Raye le papier presque autant que le numéro 3. — D'un poli gris terne après la lime.

N° 6 : Étain, 45; zinc, 45; plomb, 10. — Cassure d'un gris un peu terne à points brillants, rappelant celle du fer. — Texture grenue et légèrement cristallisée à la façon de l'étain coulé pur. — Pas de tassement. — La surface des coulées est la même que celle de l'étain. — Raye à peine le papier.

N° 7 : Étain, 45 ; zinc, 10 ; plomb, 45. — Cassure sèche, mais

avec arrachement comme rétain. — L'alliage est plus facile à casser que ce métal. — Sans tassement. — D'un poli gris terne après la lime. — Très malléable, très résistant, beaucoup moins flexible que le plomb et l'étain. — Raye le papier un peu moins que le numéro 5.

Observations générales. — La présence du plomb dans ces alliages leur donne plus de corps, plus de résistance que les alliages étain-zinc n'en ont. — Ils sont cependant aussi gras -à la lime que ces derniers. — Les cassures sont, en général, plus caractérisées que celles des alliages étain-zinc. L'alliage numéro 4, par parties égales des trois métaux, ou les alliages sensiblement rapprochés de cette combinaison, sont malléables, quelque peu ductiles, et peuvent être employés très économiquement dans un grand nombre de cas.

L'alliage numéro 2, dur et sec, comme le zinc, quoique plus résistant, peut être utilisé avec succès par les fondeurs. Comme le numéro 3, il est économique, et tous deux peuvent présenter à l'emploi en fonderie de plus grandes ressources que les trois métaux composants pris isolément.

Ces alliages ternaires plus mêlés, plus faits que les alliages zinc-étain ou zinc-plomb ont l'avantage d'être plus nerveux et plus roides sans coûter plus cher. — Les numéros 1 , 3 et 7 paraissent très bons pour les frottements ; les numéros 2, 4 et 5, pour les pièces qui demandent une résistance plus grande que celle du zinc pur; le numéro 6, pour des objets minces exigeant un peu de malléabilité. Ce dernier alliage reproduirait bien les ornements et se prêterait à la ciselure. Les numéros 2, 4 et 5 seraient, pour cet usage, un peu cassants ; les numéros 1, 3 et 7, trop gras.

Ces alliages sont utilisés, en dehors de leur emploi comme antifrictions :

1° En fonderie pour obtenir des objets d'ornementation.

L'alliage le plus employé à cet effet a la composition suivante :

Sn 45 à 50

Zn 45 à 40

Pb 40 à!5

ALLIAGES d'ÉTALN 837

2° Pour la fabrication des caractères d'imprimerie. Ils y sont cependant peu utilisés, le prix de revient étant plus élevé que celui des alliages généralement employés. De plus, pour les caractères un peu fins, le zinc empêche les parties fines de venir.

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