CONTENANT
DE NICKEL
Cuivre
Nickel
Zinc
Le numéro V était plus blanc et se comportait admirablement bien pendant le laminage. Les numéros III et IV, identiques quant à la malléabilité, se laminaient mieux que le numéro II et étaient plus blancs. Le numéro I était le plus mauvais de la série aussi bien pour la malléabilité que pour la couleur. Une plus haute proportion de zinc avec 16 0/0 de nickel serait probablement défectueuse. Il est à remarquer ici que de meilleurs résultats étaient obtenus avec 30 0/0 de zinc, comme dans les alliages à 12 0/0 de nickel, mais avec un moindre pourcentage en cuivre.
Cuivre
Nickel
Zinc
Le numéro I se laminait mal; mais la coulée n'était pas saine, ayant été faite trop chaude, ce qui avait pu altérer sa malléabilité. Le numéro II se laminait bien, quoique légèrement craquelé sur les côtés. Le numéro IV se laminait remarquablement bien avec un mince biseau. Le numéro V se comporte sensiblement comme le numéro III, mais il est plus blanc en couleur. De ces expériences il semble que la proportion de 30 0/0 de zinc avec 20 0/0 de nickel est plutôt forte; probablement qu'avec 28 0/0 on conserverait les avantages de la blancheur et de la malléabilité au plus haut degré. »
Il est à noter qu'au début le maillechort avait pour composition :
Cu 50,00
Utilisations des alliages cuivre-nickel. — Ces alliages sont utilisés en feuilles pour la préparation des enveloppes de balles de fusifde petit calibre, pour la confection de réflecteurs, etc.
On emploie alors l'alliage :
Cu 80
Zn 20
ou l'alliage:
Cu 75
Zn 25
utilisé notamment par la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée.
Ces alliages se laminent et s'emboutissent à froid. On cherche aussi à les utiliser comme plaques de foyers de locomotives. La Compagnie Française des Métaux en a montré d'importants spécimens à l'Exposition de 1889.
À l'Exposition de Liège 1905, il y en avait aussi de fort intéressants. D'ailleurs des essais dans cette voie sont poursuivis actuellement aux Compagnies du Midi et de P.-L.-M. -Pour la fabrication des monnaies, on emploie le plus souvent l'alliage :
Cu . . . . 75
Ni 25
C'est la monnaie adoptée, en 1870, par l'Allemagne. Les États-Unis ont le titre
Ni 42 avec un peu d'antimoine
Mais la plupart des nations ont préféré utiliser les alliages ternaires cuivre-nickel-zinc ou le nickel commercialement pur (France).
Pour la fabrication des ustensiles de cuisine où ces alliages remplacent souvent le nickel pur, on utilise le même produit que pour les monnaies.
L'alliage
Cu 60
Ni 40
forme le constantan^ utilisé comme résistance électrique. Les alliages cuivre-nickel sont évidemment moins* répan-
dus dans l'industrie que les alliages cuivre-zinc-nickel, dont le prix est beaucoup moins élevé.
Utilisations des maillechorts. — Les maillechorts, fabriqués depuis de longs siècles parles Chinois, sont désignés dans l'industrie sous un grand nombre de noms, argentan, pack-fong, qui signifie cuivre blanc, nickel-argent, alfénide, argiroïde, silvéroïde, argent Nevada, etc.
Le nom de maïllechort est dû au premier industriel nommé Maillet, qui introduisit cet alliage d'Allemagne en France, en 1719. Ce n'est qu'en 1824 que Ton sut préparer industriellement ces alliages, et ce n'est qu'en 1850 que la fabrication prit du développement.
L'emploi des maillechorts est basé sur leur inaltérabilité. C'est là leur grande supériorité sur beaucoup d'alliages.
Leurs principales utilisations sont :
A. La fabrication d'objets pour usages domestiques, notamment cuillers, fourchettes, vaisselles, et aussi d'objetsde bijouterie et orfèvrerie fausses, d'objets de Paris, elc, voire môme
de petites pièces mécaniques, notamment d'engrenages " de compteurs devant séjourner dans l'eau ;
B. La préparation des barres destinées au décolletage (vis, écrous, etc.) ou de feuilles destinées à l'estampage;