SPÉCIFIQUE
Etude théorique. — Courbe de fusibilité. — Cette courbe (fig. 200) présente un maximum qui correspond h peu près à l'alliage Ni2Sn (le maximum est à environ 45 de nickel, tandis que Ni5Sn correspond à 50 0/0 Ni).
La courbe présente deux eutectiques, l'un extrêmement voisin de Tétain pur (environ 0,1 0/0 de nickel, Vautre corr respondant à 70 0/0 de nickel).
Le premier de ces eutectiques fond à 231°, l'autre à 1.160°;
Métallographie (Album, PL XCVI, Phot. 378 et 379). — L'étude micrographique vient absolument confirmer les résultats de la courbe de fusibilité.
Si Ton ajoute du nickel à l'étain pur, on trouve tout d'abord des cristaux de la combinaison nickel-étain, qui vont en se développant au fur et à mesure que le nickel augmente, ainsi que te prouvent les deux micrographies, l'une d'un alliage à 10 0/0 de nickel, l'autre d'un alliage à 40 0/0 de nickel.
Au-delà de 10 0/0 de nickel, on trouve des dendrites de nickel entourées d'un eutectique qui doit être formé par le nickel et la combinaison nickel-étain.
Nous donnons plusieurs micrographies de ces alliages (Phot. 374 et 375). l
Ces alliages ne sont guère utilisés dans l'industrie. Il faut toutefois signaler Y alliage de Warne, jadis employé en joaillerie et qui a la composition bizarre :
Sn 37
Ni 26
Bi '..' 26
Co 11
Les autres alliages de nickel n'ont donné lieu à aucune étude théorique.
Tuputti a bien signalé que le plomb et le nickel peuvent donner un alliage gris feuilleté; mais cette étude n'a pas été reprise depuis 1811.
A signaler au point de vue industriel :
L'alliage nickel-zinc à 10 0/0 de nickel utilisé à l'état de poudre daùs la peinture et les impressions argentées;
Un alliage nickel-plomb-antimoine, obtenu en partant des caractères d'imprimerie ordinaires et destiné au même usage :
Métal d'imprimerie (?). ... 100 Ni 5
L'alliage vendu sous le nom de néogène, qui a pour composition :
Cu 58,0
Zn 27,0
Ni 12,0
Al 6,5
Sn 2,0
Bi 0,5
C'est un maillechort à relativement haute teneur en aluminium.
La nickeline, brevetée par M. Guillemin (3 juillet 1878), contient du nickel, de l'étain, du zinc, du cuivre et du sodium, celui-ci étant introduit sous forme d'alliage ternaire, zincétain-sodium, obtenu par fusion. Cet alliage de sodium, dont le but est évidemment l'affinage, peut être aussi employé pour les bronzes. D'après le brevet de M. Guillemin, on peut utiliser les quatre compositions suivantes :
Na.
Zn.
Ces alliages avaient reçu le nom de chimie métal. La nickeline peut varier de composition :
Cu 25,0 25,0 25,0 25,0
Ni 53,5 58,0 61,0 63,3
Zn 19,5 i4,8 11,6 8,3
Sn 1,7 1,8 2,0 3,0
Na 0,3 0,4 0,4 0,4
Enfin nous devons ajouter que Ton fait, par réduction d'un mélange d'oxyde par le charbon et en présence de cuivre, des alliages cuivre-nickel-vanadium et cuivre-cobalt-vanadium. Ils ne paraissent pas avoir trouvé d'importants débouchés.
CONCLUSIONS
Il est fort difficile, dans l'état actuel de l'étude théorique des alliages de nickel, de montrer la relation qui peut exister entre les propriétés et l'utilisation de ces produits.
Ce que Ton peut dire des alliages nickel-cuivre, c'est que ceux que livre l'industrie semblent être formés d'une solution, dont les propriétés varient graduellement avec la composition de cette solution.
On ne sait que bien peu de choses sur les maillechorts, qui paraissent être constitués aussi de solutions solides.
Il y a de ce côté beaucoup de recherches à faire, et cela sur un domaine entièrement industriel.