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ALLIAGES D'ALUMINIUM ET DE CALCIUM

Ces alliages, dans lesquels la teneur en métal alcalino-terreux peut atteindre une proportion très élevée, jouissent de propriétés spéciales qui leur assurent quelques applications dans l'industrie. On sait, en effet, que le calcium, par exemple, offre la propriété de former avec l'hydrogène, l'azote. et l'oxygène des combinaisons stables à une température élevée, ce qui en fait un agent précieux de réduction dans certains cas et permet, dans d'autres cas, d'absorber les gaz comme l'hydrogène et l'azote.

11 en est ainsi du baryum, du strontium et du lithium; ce que nous dirons ici pour le calcium doit -s'entendre également pour ces autres métaux.

Mais la préparation du calcium offre des difficultés qui en rendent l'emploi difficilement accessible h l'industrie. MM. Poulenc et Meslans ont cherché à obtenir les mômes avantages en préparant des alliages de ce métal plus faciles à produire.

Ils obtiennent des alliages de calcium avec de l'aluminium, du cuivre, du fer, dans lesquels la proportion du métal alcalino-terreux peut être augmentée dans des limites étendues.

Le procédé de fabrication consiste à traiter par électrolyse les sels fondus des métaux alcalino-terreux et, en particulier, les chlorures en employant une cathode fondue d'aluminium, de cuivre ou de fer.

Voici, par exemple, le dispositif le plus employé :

On prend un récipient de fonte dont les parois latérales sont recouvertes de garnitures réfractaires et en même temps isolantes et dont le fond est nu.

On y fond une certaine quantité d'aluminium que Ton recouvre ensuile de chlorure de calcium également fondu.

Une anode de charbon plonge dans l'électrolyse, et le récipient est relié au pôle négatif de la source d'électricité.

L'électrolyse se poursuit très aisément, et le calcium isolé à la cathode fondue se combine directement à l'aluminium. On règle à volonté la teneur en calcium de l'alliage en prolongeant plus ou moins l'électrolyse.

Un grand nombre d'essais ont porté sur des alliages contenant 25 à 30 0/0 de calcium, mais ce chiffre peut être facilement accru. On a pu obtenir ainsi des alliages très riches en calcium, qui viennent flotter h la surface du bain de sel fondu.

Il est facile de donner à l'opération une marche continue.

En général l'action électrolytique suffit à maintenir en fusion le chlorure et l'aluminium ; mais on peut, si besoin en est, y ajouter l'action d'une source de chaleur extérieure.

L'opération s'effectue de la même façon pour les alliages de baryum, strontium et lithium avec l'aluminium ou avec le cuivre.

Pour obtenir les alliages des mêmes métaux avec le fer, on se sert de préférence, à cause de la difficulté de maintenir le fer à l'état de fusion, d'un four électrique à cathode inférieure sur la sole duquel on fond le métal, puis on ajoute le chlorure alcalino-terreux fondu, et on électrolyse en écartant convenablement l'anode supérieure de charbon.

L'alliage aluminium-calcium & 20 0/0 est cassant et offre une texture cristalline très brillante ; il décompose l'eau lentement

en provoquant un dégagement cThydrogène. Chauffé dans un courant d'hydrogène ou d'azote, il absorbe ces gaz en donnant un hydrure ou un azoture de calcium.

Les alliages plus riches en calcium agissent naturellement avec une plus grande énergie.

Outre les divers laitons que nous avons étudiés précédemment, il faut citer un certain nombre d'alliages d'aluminium, dont la complexité ne peut guère s'expliquer. Nous avons choisi l'ordre chronologique de leur apparition.

En 1894, M. de Susini prend un brevet pour un certain nombre d'alliages dont quelques-uns paraissent intéressants.

Voici leurs compositions et leurs propriétés :

COMPOSITION

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