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LAMINÉ ET REÇOIT

Le brevet ne donne aucune indication sur la façon dont est introduit le manganèse ni sur les allongements des alliages.

La môme année, M. Partin crée une nouvelle catégorie d'alliages h laquelle il donne le nom de Partinium. Voici, d'après le brevet même, comment il procède :

Il forme d'abord un premier alliage en fondant :

Cu Sn

avec 2 parties d'arséniate de potasse.

On mélange le résultat de cette opération, que Ton a eu soin de pulvériser, avec 1 partie de tungstène et 3 parties d'antimoine. On place le mélange dans un linge enduit d'une couche de terre à four délayée dans l'eau, et le tout est mis dans un creuset et chauffé au rouge vif pendant douze heures. L'alliage résultant est de nouveau pulvérisé et ajouté à l'aluminium en fusion dans les proportions de 4 à 10 0/0.

Pour augmenter la ténacité du métal sans modifier son poids spécifique (toujours d'après le brevet), on supprime le tungstène et l'antimoine à la première formule, et on remplace ces deux corps par la même proportion de magnésium en poudre. Pour faciliter la combinaison, ajoute l'inventeur, on additionnera l'alliage de tartrate de potasse calciné et de chlorure de sodium.

Enfin le brevet se termine en donnant la recette d'une soudure d'aluminium, qui serait composée de :

Zn 60

Sn 30

Ni 4

Cu i

le tout fondu avec 2 0/0 d'arséniate de potasse.

Au mois d'avril de la même année 1894, M. Roman indique l'alliage suivant :

Al 98

Cu 0,375

Sn 0,105

Sb 1,442

Il a soin d'ajouter que l'on peut substituer le manganèse ou le nickel au cuivre, à Tétain et à l'antimoine et l'employer dans les mêmes proportions. On mélange les métaux dans Tordre indiqué en ajoutant une petite quantité d'aluminium à chacun d'eux pour agir comme fondant.

Nous pensons que la seule chose remarquable de oç brevet

est la précision avec laquelle il a été pris; on y garantit la troisième décimale.

Le brevet pris, le 29 octobre 1894, par MM. de Susini et Langlois, a en vue la fabrication d'alliages à haute teneur en cuivre et contenant de l'aluminium et du tungstène.

La seule caractéristique de ces alliages donnée par leurs auteurs consiste dans rallongement, qui varie de 3 à 40 0/0.

Il y a huit types fondamentaux dont les compositions indiquées dans le tableau suivant :

TYPES

Cn

Al

Ph

On voit que ce sont des alliages lourds.

Voici, d'ailleurs, les détails donnés sur leur préparation.

1° On allie le tungstène au cuivre. Gomme le tungstène pur est très cher, dit le brevet, on réduit le minerai en présence de cuivre électrolytique pur, par le charbon dans un creuset chauffé dans un four.

On obtient un culot renfermant 50 0/0 de cuivre et 50 0/0 de tungstène avec des traces d'autres métaux ;

2° On place dans un creuset la quantité de cuivre nécessaire pour obtenir un des types ci-dessus indiqués avec la quantité voulue d'alliage cuivre-tungstène :

3° Lorsque ce mélange est fondu au rouge blanc, on ajoute l'aluminium;

4° On ajoute après brassage 0,5 0/0 de phosphore pour affiner et purifier.

Les propriétés mécaniques et les usages de ces alliages ne sont point indiqués.

En 1895, M. Combes prend un brevet pour l'addition de nickel aux alliages aluminium -cuivre.

En janvier 1896, M. Hélouis prend un brevet sur la réduction de l'acide vanadique par l'aluminium et la préparation par ce moyen d'alliages aluminium-vanadium. Il s'empresse de faire breveter également la possibilité d'incorporer le vanadium au fer, au cuivre, etc., par simple fusion au creuset, en utilisant ces alliages.

En 1896, sont brevetés par M. Cothias des alliages formés d'aluminium, de cuivre et d'étain auxquels on peut ajouter, dit le brevet, un peu de manganèse, titane, ou de tungtène à l'état de phosphure pour augmenter la dureté. : Voici les compositions citées dans le brevet :

TYPES

Al

Cu

Sn

Zn

OBSERVATIONS

Pour coussinets.

— pièces légères.

Densité inférieure à 5.

En décembre 1896, M. Secretan fait breveter une série d'alliages qui semblent être étudiés fort sérieusement. Ils sont constitués par du cuivre, de l'aluminium, du nickel et du phosphore. Ce dernier corps est ajouté à l'état de phosphure de cuivre ou d'aluminium; le nickel est introduit sous forme d'alliage de cuivre et de nickel ou d'alliage d'aluminium et de nickel à 0,01 au maximum.

Le principal alliage cité a pour composition :

Cu 95

Al 4 à 5

Ph 0,0005 (maximum)

Ni 0,01 —

Le 29 avril 1899, Mach fait breveter les alliages aluminiummagnésium, dont nous parlons longuement dans le chapitre suivant.

. C'est aussi en 1899 que The Albradium Syndicale Limited breveté un alliage obtenu de la façon suivante :

On fond d'abord 50 à 90 parties de cuivre, 2 à 20 parties de nickel, 5 à 25 parties de zinc, et 2 à 10 parties de phosphore. On prend 100 parties d'aluminium, et on y ajoute 5 à 25 parties de l'alliage précédent. Ces produits seraient fort employés en Angleterre.

MM. Chassereau et Mourlon ont breveté, ces dernières années, l'alliage suivant :

Al 900

Bi 50

Fe 25

Ni 25

D'après le brevet, on aurait une résistance extraordinaire, une inoxydabilité remarquable, et la soudure de cet alliage serait aisée.

Il faut encore citer quelques brevets intéressants :

M. Bernard a fait breveter de nouveaux alliages d'aluminium obtenus par la méthode suivante:

Objet du brevet. — Alliages d'aluminium obtenus par électrolyse en traitant directement et sans purification préalable les minerais d'aluminium (bauxites rouges et blanches).

Description. — Parmi les. alliages d'aluminium, les uns, comme les ferro-aluminiums, les ferro-silicium-aluminiums, le silicium-aluminium, où la teneur en silice est supérieure à 100/0, sont employés en métallurgie. Les autres où la teneur en silice est inférieure à 10 0/0 peuvent être employés en mécanique (à l'état laminé ou étiré) à la place de l'acier, en raison de leur grande résistance et de leur légèreté. Les résultats obtenus avec ces divers alliages sont dus à deux causes : 1° à leur texture moléculaire ; 2° aux proportions suivant lesquelles leurs divers éléments entrent dans leur composition1.

1. C'est bien là ce qui différencie tous les alliages, il nous semble.

1° Alliages appliqués à la métallurgie du fer, affinage de

l'acier et de la fonte :

TYPES

ALUMINIUM

FER

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