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CALCULÉS

D'autre part, l'auteur fait remarquer que : les expériences antérieures de MM. Osmond et Werth ont montré que l'application de la méthode d'Eggertz donnait, pour les aciers chargés en carbone, une perte après trempe qui est précisément de 0,27 0/0.

M. von Juptner a obtenu des résultats semblables, quoique moins concordants. La proportion de carbone de trempe a varié

de 0,14 à 0,32. Enfin M. Lcdebur, dans les aciers à 1 0/0 de carbone, a trouvé de 0,16 à 0,36 0/0 de carbone de trempe.

La solubilité du carbone à l'état de graphite conduit à une conclusion semblable. Les aciers ou fontes malléables, décarburés par précipitation de graphite pulvérulent, renferment encore en dissolution une certaine quantité de carbone se rapprochant du chiffre indiqué plus haut. M. Osmond, dans un acier à 1,7 0/0 de carbone, passé au four à cémenter, a trouvé 1,38 0/0 de graphite et 0,24 de carbone combiné. M. Arnold dans un acier à 1,5 de carbone recuit pendant soixante-douze heures, a trouvé 0,33 de carbone combiné. Enfin, M. Howe, en comparant les analyses de fontes grises plus ou moins riches en silicium, a trouvé que la proportion de carbone combiné ne s'annulait que pour la teneur en silicium de 5,5 0/0. Elle va en croissant h mesure que le silicium décroît et l'extrapolation de la limite inférieuredes résultats signalés par M. Howe conduit à la teneur de 0,27.

Les recherches de l'auteur sur les propriétés physiques des aciers ont conduit aux résultats suivants, qui s'accordent tous avec l'hypothèse d'une solution de carbone à 0,27 dans les aciers renfermant plus de 0,5 de ce corps au total :

La densité des aciers riches en carbone correspond à des volumes spécifiques inférieurs à celui du fer doux, tandis que la présence de cémentite aurait dû augmenter ce volume. La dureté présente une augmentation brusque aux environs de 0,65 de carbone, qui s'explique tout naturellement si l'on admet la présence de carbone dissous. La résistance à la compression, d'après les expériences de Kirkaldi, croît considérablement lorsque la teneur en carbone augmente de 0,3 à 0,6 0/0. L'accroissement est beaucoup moindre pour les pourcentages suivants.

L'allongement à la rupture donne lieu à une observation semblable. La courbe donnée par M. Howe indique le changement brusque entre 0,5 et 0,6. Enfin les expériences sur la résistance électrique conduisent très nettement h admettre l'existence de la solution à 0,27 0/0 de carbone.

il. o

Les expériences métallographiques faites pour déceler une différence entre la ferrite des aciers doux et des aciers demidurs ne conduisent pas à des résultats très nets. Les légères différences de coloration observées peuvent être attribuées à la présence des impuretés. De très petites variations dans la proportion de silicium changent notablement les résultats de l'attaque ; mais dans l'examen micrographique, ce qui donne un argument très puissant en faveur de l'existence de la solution solide de carbone à 0,27, c'est l'insuffisance des aires occupées par la perlite.

Le tableau suivant donne dans la première colonne la proportion de perlite observée et, dans les deux colonnes suivantes, la -proportion de perlite calculée en supposant que la ferrite ne contient pas de carbone en dissolution ou en retient 0,27 :

TENEUR

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