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conditions spéciales et que par suite, l'enfant ait pu succomber à une asphyxie accidentelle entre les cuisses de la mère.
2. L'hémorragie reste la cause primordiale et la plus plausible de syncope au moment de l’accouchement. C'est un fait obstétrical bien établi et indiscutable. Otterburg fut appelé pour une hémorragie qui avait résisté à tous les moyens employés, la femme était considérée comme morte et à l’aide d’un forceps, il accoucha une fille vivante. Mauriceau donne quelques observations d’accouchements inconscients pendant une syncope consécutive à une hémorragie. La plupart des accoucheurs’ pourraient citer des cas de ce genre.
3. Les syncopes de causes inconnues méritent une mention spéciale car des auteurs de grande autorité en ont observé un certain nombre d'exemples. Depaul, Maygrier cités par Kiprof et l’observation n° 58 de ce
dernier auteur.Il faut y ajouter celle de MM. Leclercq et Cordonnier.
d) Choc obstétrical. — On a observé à la suite de certains accouchements des accidents en lous points semblables à ceux qui peuvent survenir après des traumatismes ou des opérations chirurgicales graves. Voici, d’après Dubrysay et Jeannin, leurs conditions d'apparition :
1. Ils succèdent à une grave intervention obstétricale, césarienne, version, forceps et sont tout à fait comparables à ceux qui surviennent en chirurgie.
2. Ils sont déterminés par une grave hémorragie ou l'inertie utérine.
3. On les attribue enfin à la brusque déplétion d'un utérus distendu. Souvent la cause demeure inconnue.
Nous ne pouvons mieux conclure qu'en citant l'opinion d'Hofman, cité par Corin dans une communicalion sur l’Infanticide par omission faite à la Société de Médecine légale de Belgique, en janvier 1912: « la possibilité d’une perte de connaissance, d'une syncope pendant ou immédiatement après la naissance ne peut plus être mise en doute aujourd’hui. La situation verticale, de violentes douleurs, une forte émotion, l’évacualion soudaine du contenu de la matrice, une forte hémorragie sont de nature à favoriser la syncope et ces différents facteurs peuvent se combiner plus facilement encore dans les accouchements secrels que dans les accouchements ordinaires. Il ne faut donc pas considérer à priori comme des mensonges ou des exagérations ce qu'une inculpée peut déclarer à cet égard. On peut dire la même chose d’une accouchée disant que pendant un certain temps elle a été dans l'impossibilité de s’occuper de l'enfant ».
Observation VII {Inédite).
(Communiquée par M. le professeur Etienne Martin).
Accouchement clandestin. Etat syncopal déclaré par la femme. En réalité suffocation criminelle. Correctionnelle. 3 mois de
prison.
Le 4° janvier 1924, M. le professeur E. Martin est requis par le commissaire de police de X, pour « après visite dresser rapport de l'état de la demoiselle M. M., 19 ans, domestique, hospitalisée à la Charité et procéder ensuite à l'autopsie du corps de l'enfant dont elle a accouché. La demoiselle M. M. a