‹ Étude médico-légale du tétanosChapitre 28 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

er Le tétancs se rencontre assez rarement dans la pratique médico-légale courante. On observe surtout :

a) des tétanos utérins, à forme splanchnique, consécutifs À des avortements criminels ;

b) des tétanos consécutifs À des plaies par armes s à feu, souvent en rapport avec l’inclusion du ptojectile ou de débris vestimentaires dans la plaie;

‘ c) des tétanos consécutifs à de larges destructions dermo-épidermiques, ceux-ci particulièrement graves;

d). des tétanos traumatiques, variété la plus fréquente, dont la lésion initiale est souvent consécutive à .un accident de travail.

2°) On ‘bäsera le diagnostic médico-légal du tétanos sur une étude critique approfondie des sÿmptômes Ji sera utile et parfois indispensable de compléter ou de confirmer.les données de la clinique par des recherches de laboratoïré qui permettront la mise en évidence du bacille ou de sa toxine.

A l'examen sur.lames, — souvent infidèle car le bacille peut disparaître dans les plaies tétanigènes déjà anciennes ; — parfois trompeur en raison des :essem-

blances morphologiques, il faut adjoindre l’isolement par cultures successives, et l’inoculation à la souris.

3°) Les données cliniques et les résultats de l’expérimentation ne permettent pas d’ assigner au tétanos une durée d’iricubation inférieure à trois jours.

4°) Il est impossible d’assigner une limite maxima précise à la période d’incubation. En raison de la facilité avéc laquelle la porte d’entrée de l’affection peut ‘passer inaperçue,-on ne doit imputer un tétanos à une blessure, déjà. ancienne: qu’autant qu’ une inoculation ultérieure s'avère. impossible, ou que:la plaie:i incriminée est démontrée tétanigène.

5°) Les tétanos' apparus consécutivement: Ne acre travail, dans-des ‘délais nôrmaux d’incubation, leur $ont diréctément imputables, à moins.qu’une autre origine puisse être établie de façon précise.

Dans les cas d’ origine indéterminée, l'ouvrier doit bénéficiér de-la « présomption légale »,

Il ne saurait y avoir contestation que si l'écdléèen de la maladie s'avère étroitement subordonnée À une « faute graveiet inexcusable » de:l’ouvrier.

Vu : Le Doyen 7 Vu: Le Président de la thèse ROGER. ; - BALTHAZARD

Vu et permis d'imprimer :

‘Le Recteur de l'Académie de Paris P. LAPIE

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