DE L^IDENTITÉ DU NOUVEAU-NÉ
avec la plupart des auteurs modernes (1) adopte le chiffre de S'^jSOO. Mais ses calculs n'ont porté que sur 2^7 enfants: 130 garçons, pour lesquels la moyenne s'est élevée à 3'',716, et 117 filles, du poids moyen de S'^j^OO.
Ceux que je vais produire et que je dois à l'obligeance et au zèle scientifique de madame Alliot, sage-femme en chef de la Maternité de Paris, dont le nom est une garantie de savoir et de talent, comprennent 410/i enfants, 2208 garçons et 1896 filles. Pour tous on s'est assuré avec le plus grand soin qu'ils étaient bien à terme, non-seulement par l'ensemble des signes extérieurs, mais encore par les renseignements précis et concordants donnés par les mères touchant la dernière apparition des règles.
Le nombre considérable des observations que résume le tableau précédent donne aux résultats qui en ressortent une valeur plus grande que n'en a eue aucune des statistiques antérieures. Or un premier fait à signaler c'est que le chiffre le plus ^evé des nouveau-nés répond au poids exact de 3 kilogr. Mais ce qui est plus significatif, c'est que si l'on additionne le nombre de ceux qui pesaient de 3 kilogr. à 3'', 500, on en trouve 2142, c'est-à-dire plus de la moitié ; c'est donc bien exactement à ce chiffre que doit être fixé le poids moyen du nouveau-né, né à terme. Il est bon d'ajouter que le sexe n'est pas sans influence, et que les garçons pèsent généralement plus que les filles.
Zeitschrift, t. IV, n» li2, et Ann. d'hyg, et de méd, %. V^ série, t. XXXI, p. 459).
(1) On consultera avec fruit les recherches récentes et très-dignes d'intérêt de M. Bouchaud (De la mort par inanition; Études expérimentales sur la nutrition chez le nouveau-né, thèse de Paris, 1864, n°141), et de MM. L. Odier et R. Blache [Quelques considérations sur les causes de la mortalité des nouveau- nés» Paris, 18 67).