UU MOYENS D£ RECONNAÎTRE QUE L'ENFANT EST NÉ VIVANT
cipes indélébiles ont été établis ; il n'en est pas ainsi; les savants en sont encore aux discussions; et nous voyons encore ici ce que le praticien a vu et expérimenté sur la table de l'autopsie être nié et discrédité par les rêveries de l'homnoe de cabinet. C'est ainsi que les hommes de théorie qui n'ont jamais rien vu par leurs propres yeux ont semé des doutes, ou ce qui est pis, des assertions fausses sur les résultats des expériences des praticiens. Pour vaincre ces doutes et pour s'accrocher à quelque chose de certain, on a imaginé les méthodes les plus absurdes et les plus impraticables; la soi-disant médecine exacte a voulu s'introduire et Ton a cherché rien moins que la preuve mathématique dans la docimasie pulmonaire, comme si la médecine et les mathématiques pourront jamais avoir un seul point de contact.
)> Henke, un de ces théoriciens dangereux^ qui n'a jamais pratiqué, et qui cependant a joui longtemps en Allemagne d'une grande autorité dans la science médico-légale, parle de la docimasie en des termes qui peuvent réellement désespérer un jeune médecin peu expérimenté; il montre ce critérium comme très-imparfait et provoquant souvent des erreurs très-graves ; il montre alors la mère innocente condamnée aux peines les plus sévères, victime de la docimasie, tandis que la femme dénaturée^ coupable d'un infanticide, reste impunie, toujours de par la docimasie ! De telles allégations, qui ne sont justifiées par aucun fait, méritent d'être réfutées. »
Ces principes sont trop complètement d'accord avec mon propre sentiment pour que je n'aie pas été heureux de les trouver exprimés avec tant de vivacité et de conviction par l'honorable professeur de Berlin, et pour que je ne m'efforce pas à mon tour d'en démontrer la justesse. Plus que jamais j'ai besoin de rappeler que je n'ai entrepris celte étude qu'en vue de la pratique, et que les faits que j'ai observés en