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Nous sommes arrivé au terme des recherches que nous avons entreprises, et dans lesquelles nous nous sommes proposé d’établir d’après les faits quelques-uns des caractères, quelques-unes des formes des grossesses apparentes et simulées. Si nous essayons maintenant de résumer ce travail et d’en présenter les principaux résultats, nous voyons que la question s’offre sous deux aspects également intéressants. D’une part, étudier les caractères et la marche des fausses gestations d’après les signes nombreux qui les accompagnent; d’une autre part, chercher dans une interprétation raisonnée des faits le moyen de les distinguer et de les classer d’après leur véritable nature, d’après les éléments mêmes qui les constituent.
1° Sur le premier point nous rappellerons que tous les signes de la grossesse véritable, à part le bruit du cœur du fœtus, peuvent être observés en l’absence de la grossesse; depuis le développement du ventre et des seins jusqu’aux mouvements et aux efforts de la parturition.
2° Pour le second, nous pensons que les signes qui caractérisent les grossesses apparentes doivent tous se rattacher, comme point de départ, soit à une affection organique, soit à une affection nerveuse le plus souvent hystérique, soit à la simulation, soit à la folie.
3° Ces signes, par eux-mêmes, sont des phénomènes purement physiques et par conséquent très-réels. Mais nous avons vu que presque toujours un autre élément venait s’ajouter à eux pour constituer l’état de prétendue gros-
sesse. Cet élément, lorsqu’il n’y a pas simulation volontaire, circonstance d’ailleurs assez rare, n’est autre que l’illusion raisonnée, le travail de l’imagination, l’aberration de l’entendement. C’est de là que découle toule la série des actes qui aboutissent au simulacre du travail de la délivrance.
Le médecin légiste devra envisager, sous toutes ses faces diverses, le problème difficile et complexe des fausses grossesses. Il reconnaîtra qu’il n’est pas de signe en apparence si certain qui ne puisse appartenir à tout autre état qu'à la grossesse. Il saura, de plus, tenir compte de cet élément, moral en quelque sorte, qui vient s’ajouter aux conditions organiques les mieux définies, et qu’il serait injuste de mettre toujours sur le compte de la volonté. En un mot, dégageant la vérité de toutes les causes d’erreur qui l’obscurcissent, il ne s’attachera qu’à l’ensemble des signes locaux, directs, appréciables au sens, tels que le développement de la matrice constaté par le toucher, le ballottement et l’auscultation des bruits du cœur du fœtus. Peut-être encore dans plus d’une circonstance le doute sera-t-il le parti le plus sage.
Enfin, qu’il nous soit permis de le dire en terminant, la connaissance des différentes formes de fausses gestations et des phénomènes si variés qui les accompagnent n’est pas seulement intéressante au point de vue de la constatation de la grossesse ; elle l’est encore comme étude physiologique et pathologique des contractions musculaires du ventre, des convulsions partielles, et de certains autres états morbides ; comme exemple d’une forme particulière de la folie ; et enfin comme preuve nouvelle des rapports
Avertissement v
Étude médico-légale sur 1 avortement.
Considérations générales sur. l’avortement. 1
Considérations statistiques sur les accusations et les accusés
d’avortement Il
De l’époque de la grossesse et de l’àge de la vie auxquels a
lieu le plus souvent l’avortement criminel 18
De la qualité des coupables dans les accusations d’avortement 20
Des moyens indirects employés tour préparer ou produire l’avortement. . . 26
Des substances abortives 50
Des moyens directs employés pour procurer l’avortement 50
Des effets immédiats et consécutifs des manœuvres abortives. . . 55
Des constatations dont la femme peut être l’objet, soit pendant