INFANTICIDE TAU HÇMORRHAGÎE OMBILICALE
tion suivie des conditions de lieu, detemps etd’activité dans lesquelles s’est opérée la combustion. La nature du foyer, la quantité de combustible, la direction et l’énergie du tirage, doivent être également prises en considération par l’expert qui aura à juger si la combustion du fœtus a pu s’opérer avec ou sans odeur.
Il faut ajouter, pour terminer sur ce point, que bien souvent des éléments étrangers au fait même de la combustion pourront éclairer l’expert et la justice sur les conditions dans lesquelles l’enfant est né, et en particulier sur la question de savoir s’il a vécu et s’il a été jeté au feu vivant. La combustion est le plus souvent l’œuvre d’un complice, la grand’mère de l’enfant à Tours et à. Bourges, le père en Vendée, une amie à Clichy, et tant d’autres. Or, le témoignage de la mère qui n’a pas toujours consenti à laisser brûler son enfant, acquiert une importance considérable. On se rappelle de quel poids ont pesé, dans l’affaire Lemoine, les déclarations de la jeune Angelina, assurant qu’elle était accouchée à terme, qu’elle avait vu son enfant remuer, et que sa mère l’avait étouffé avant de le jeter dans le feu. De telles allégations contrôlées par le médecin expert s’ajoutent utilement aux données que peut fournir l’examen des débris de la combustion et des cendres qui en proviennent.