MOYENS DIRECTS EMPLOYÉS POUR PROVOQUER L'AVORTEMENT
remployant convenablement, je vous demande pardon du mot, je veux dire en en faisant un emploi dicté parles connaissances physiologiques. » Je partageai complètement l’avis de M. Devouges sur ce fait dont je ne pus d’ailleurs lui citer un second exemple et que je crois unique. Je donnerai plus loin les rapports dressés à celte occasion par cet habile confrère.
Je mentionnerai ici, à titre seulement de curiosités, une pratique usitée en Chine, que M. le docteur A. llureau de Villeneuve, dans son excellent travail sur raccouchement dans la race jaune (1), expose en ces termes : « Je ne puis manquer de décrire un instrument nommé hérisson, employé par la lubricité des maris, et dont l’usage amène les plus déplorables résultats, car il est une cause très-fréquente d’avortement. Herinaceus pennæ anserinæ breviore barba confeclus est. Ilæc barba pennæ caule evulsainannulum barbillas hirsutas exlrinsecuspræbentem volvitur. Annulo clauso, fila xylina argento texta singulam barbillam ab aliis séparant. Instrumentum tune simile est millo aut collari clavis erectis munito. llic annulus birsutus in sulco, qui glandem et præputium mterjacet, inseretur. Frictiones per coitum productæ magnum mucosæ membranæ vaginalis turgorem ac simul hujus cuniculi coarctalionem tam maritis salacibus quæritatam afferunt. D’après les conseils d’hygiène donnés aux jeunes époux, cet instrument ne doit pas être employé lorsque la femme est enceinte, car la turgescence de la muqueuse amène fréquemment des hémorrhagies nuisibles au produit de la conception. Mais, contrairement à ce singulier avis, ce moyen est fréquemment employé pour produire l’avortement dans un but coupable. »
(1) llureau de Villeneuve, Thèses de Paris , 1863, p. 28.
EFFETS LIES MANŒUVRES ABORTIVES