‹ Etude médico-légale sur la folie (volume 4)Chapitre 36 sur 76 · RÈGLES GÉNÉRALES DE L EXPERTISE · texte numérisé non relu

RÈGLES GÉNÉRALES DE L EXPERTISE

je l'ai envoyé à différentes personnes par beaucoup de lieux en ce monde. Et néanmoins cela n'a fait fort peu d'effet. Car ce maudit, maudit, maudit, infiniment maudit clergé trayailte à ronger l'esprit de ces peuples. De là les instruments paissants de Satan et de Satané. C'est ceux qui les servent avec plus d'efficacité. Cette race d*hommes plus fous, égoïstes, bigots, absurdes et superstitieux que les autres peuples. Cette race d'bommes plus spéculateurs, paresseux, impies, hardis, blasphémateurs et effrénés que les autres peuples, sèment la division parmi les peuples. Chaque une de ces sectes ou religieuse doctrine et dénonciatrice conduit grand nombre de peuples à leur ruine spirituelle. Leurs chiffres les excitent les uns contre les autres, et généralement les font faire la guerre et révolter les uns contre les autres. Us empoisonnent les peuples de leurs paroles et écrits et instructions diaboUques, fausses et blasphémoires, et font égorger, tuer, blesser et tailler ces peuples en pièces de temps à autre. Et le clergé romain, catholique, apostolique est le pire de tout. C'est ce dragon mortel qui proche par le livre des sept blasphèmes. >

9° Voici enfin uii spécimen d'une sorte de jeu auquel se livrait un jeime homme atteint de manie chronique et qui, quoique très lettré, passait toutes ses journées à chercher les combinaisons cacographiques les plus étranges et les plus grotesques, qu'il écrivait sur de tout petits papiers plies en forme de lettre.

Khartouche Lhithérer Dhémonstrasyon Hané 1860. Substance Dhordre.

Ch. Jhan Bhatiste ha Ihavan- Heureu de Lhobservé Jhe tbaje de vou zhofrire de sha I>hemande Iha Fhavhere dhune Fhacon hun Noiyho qhachet ^e vho Priyer pour Iha Rhéhuhen les Lhiman Dyeu mbaqorde ^'^^ ^e mes Projet. Iha Fhacilité de Recherche poure Vhelyé haqcepté mon shalu héqrire Lhorthografe du Lan- hamhiqal. ghaje Frhancai, hen Rhapor de Iha shonhorité des Lhaitre hé de Lhere.

Quant aux dessins, je donnerai seulement ici larepro*

ductioîi d'un dessîû emprunté au livre dont j'ai parlé plus haut avec l'explication et le commentaire textuels de l'auteur.

« A plusieurs reprises, pendant 3 semaines, je mis ma plume sur le papier, à la disposition de Dieu. Il la conduisit pour tracer le dessin dont je donne ici l'échantillon.

C'est alors que je vis des arômes. Le magnétisme aromalisé de M™« H. étant une combinaison qui n'existe pas sur la terre, ailleurs que dans son organisation et dans la mienne, l'Ame de la terre ne pouvait décider les fluides à quitter sa tête, qu'en les dirigeant de mon côté. Encore fallait-il, pour leur donner le change (ces instruments d'une pensée surhumaine sont presque pensants), tracer sur le papier la tête d'Octavie, leur faisant signe de venir. A la vérité^ rébauche de son portrait se terminait, au côté gauche, par une boule qui les repoussait bientôt. L*Ame de la», terre me faisait suivre leur mouvement sur le papier avec la plume, et rélectricité de l'encre absorbait ces fluides, déjà plus ou moins dénaturés presque tous. Si Ton examine la gravure que notre rayon dieu d'âmes a tracée lui-même sur le bois, on verra que l'arôme féminin se reconnaît encore dans quelques jets partant de la tête et de la poitrine d'Octavie, à ses groupes d'anneaux, représentant, plus ou moins fidèlement, chacun 10 doigts d'un rayon dieu d'âmes, mais ce n'est plus l'arôme féminin supérieur, tel qu'il sortait de notre porte-voix, tout chargé de dentelures. Les fluides qui ne sont ni employés ni neutralisés dégénèrent. Presque tous ceux qui émanent d'Octavie, dans la gravure, ne conservent de l'arôme titré en féminin, que la ligne droite correspondant à sa fuite brusque* après 6 groupes de petits tours, quand sa marche est régulière. D'autres aspirent visiblement à l'enroulement de l'électricité neutre. Ceux-là se perdaient dans mon papier. Quant aux autres, encore vivaces, j'étais souvent obligé d'accompagner leurs mouvements, avec le bras, jusqu'en dehors de ma table ; je les dirigeais, d'après l'instruction de l'Ame de la terre, vers le feu de la cheminée, foyer électrique où ils se perdaient. Le mieux conservé de tous les arômes, dans ceux dont je donne le dessin, est le magnétisme aromalisé, gerbe de croissants qui sautent. Il provenait de la réduction que l'on faisait subir à la spirale de ma femme, pour que le couvercle tînt dans sa tête. Cet arôme, d'une trempe exceptionnelle, était pour moi le plus fatigant à suivre.

La gravure placée dans ce livre reproduit une de mes séances de

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EXA)nSN DES FAITS ET DES CIRCONSTANCES. 103

thérapeutique aromale les moins chargées. Il m'est arrivé, dans cet exercice, de couvrir entièrement d'encre une feuille de papier, de la déchirer sous ma plume et de me lasser le bras. »

Je borne ici ces citations : elles auront suffi, je l'espère, pour montrer rimportance que présentent les écrits et les dessins des aliénés au point de vue de la détermination de rétat mental et tout le parti gu*en peut tirer le médecin légiste.

Muni de ces données et de celles que j*ai précédemment exposées, il lui reste encofe à examiner l'acte même qui a appelé sur l'aliéné l'œil de la justice et qui est Tobjet principal et actuel de Texpertise. Il arrive en effet, quoique rarement, que Tacte en lui-môme porte les caractères de la folie. Je l'ai dit déjà pour certains testaments; il en est de même pour des crimes et des délits dont les circonstances, le mode d'exécution révèlent parfois l'insanité de celui qui les a commis. Ainsi l'outrage public à la pudeur peut se manifester dans des conditions évidentes d'aberration mentale. La jeune fille nymphomane qui se fait arrêter en flagrant délit de vagabondage et de prostitution ne donne-toile pas la mesure de sa folie hystérique ? Dans des cas plus graves, le meurtre, l'infanticide présentent les mêmes indices. Une femme après avoir tué son enfant, le coupe en morceaux et le fait bouillir dans une marmite avec des choux. Il y a dans le seul détail de cette préparation culinaire aussi inutile que révoltante, une forte présomption que cette femme n'a pas sa raison. L'absence constatée de tout mobile apparent ou caché, le choix irréfléchi de la victime peuvent aussi dénoncer la folie : un épileptique plonge son couteau dans le ventre d'un passant; un lypémaniaque tue une femme placée près de hii dans un théâtre et qui lui est complètement inconnue ; que peut être cette action sinon celle d'un fou? Dans quelques cas le nombre des personnes frappées, la multiplicité des blessures, leur énormité pourraient éveiller le soupçon de folie si les annales des crimes n'ofiraient des exemples oi^ ces circonstances se sont rencontrées sans qu'il soit possible de les attribuer à un aliéné:

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l'exemple seul de Troppmann suffirait à mettre en garde contre cet indice. Aussi il faut bien le reconnaître, c'est moins dans la nature de l'action et dans les circonstances qui l'entourent que dans les dispositions morales et Intellectuelles de celui qui est soumis à son examen que l'expert puisera les motifs de son jugement.

Tels sont, en résiuné, les .éléments et les règles générales de l'expertise médico-légale en matière de folie. Mais ce ne sont là en quelque sorte que les préliminaires, et il est nécessaire, pour donner à cette étude l'utilité pratique qu'elle ambitionne, de pénétrer plus avant, et de faire à chaque genre, à chaque espèce de folie l'appUcation des principes et des préceptes qui viennent d'être exposés. C'est cette tAche difficile et délicate, pour laquelle les faits seuls et mes observations particulières me serviront de guide, que je vais m'efforcer d'accomplir.

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