INTRODUCTION
se livrer à iine enquête minutieuse et complète sur chacun des faits en particulier qui avaient été signalés comme exeinples de séquestration arbitraire. Et je ne crains pas d*être démenti en affirmant que pas un seul de ces faits n'a résisté à un examen impartial. Bien plus, la commission a voulu entendre les écrivains qui , dans la presse politique et littéraire , s'étaient montrés le plus ardeots à la polémique ; trois des principaux, MM. Jourdan, Sarcey et Hector Malot, ont été invités à venir exposer leurs vues et leurs raisons ; tous trois , sous divers prétextes , ont éludé l'invitation, donnant ainsi la mesure de leur conviction et de leur confiance dans la cause dont ils s'étaient faits les champions.
L'administration avait elle-même pris les devants et un questionnaire étendu avait été adressé par elle à tous les directeurs et médecins des asiles d'aliénés, faisant appel aux remarques et observations prati-. ques des hommes les mieux placés pour juger des vices de la loi et pour en signaler les imperfections et les lacunes. L'opinion très-généralement exprimée par ces hommes si compétents et qui ressort comme conclusion formelle de l'enquête^ c'est que la loi actuelle est suffisante et bonne. Notre habile confrère, le docteur Lhomme, de Bourges, formule avec autant d'autorité que de sagesse son avis éclairé en des termes qui méritent d'être cités et qui pourraient être donnés comme le résumé définitif de toute discussion à ce sujet : « La réforme projetée ne doit « donc avoir pour but que d'assurer l'application de « cette loi en en développant les principes. » Et M. le