CHAPITRE Y
Résumé des principales formes de folie.
La découverte de la simulation de la folie exige du médecin expert des connaissances complètes sur celte maladie. — L'auteur de cette étude médico-légale n'a pas eu l'intention d'écrire dans ce travail un traité complet sur la pathologie mentale. — Il se bornera à une courte description caractéristique des principales formes de folies. — Tableau de ces formes.
— Folies simples. — Formes maniaques : excitation maniaque, manie aiguë, manie suraiguë ou délire aigu, manie chronique. — Formes mélancoliques : dépression mélancolique, mélancolie proprement dite, mélancolie avec stupeur. — Forme obscurative ou oppressive: stupidité. — Formes alternes : folie à double forme ou circulaire. — Formes systématisatrices : monomanies. — Affaiblissement et annihilation inlellectuelle : démence primitive simple, démence consécutive aux folies simples. — Formes mixtes. — Folie nervosique ou hypochondriaque. — Foliehyslérique.
— Folie épileptique. — Folies compliquées ou organiques proprement dites.
— Paralysie générale.— Paralysie générale consécutive aux diverses formes d'aliénation mentale. — Folies par intoxication ou spécifiques. — Folies cachectiques. — Folies symptomatiques de lésions locales plus ou moins graves.
La découverte de la simulation de la folie ne peut être faite avec certitude par le médecin expert qu'à la condition que celui-ci possédera sur l'aliénation mentale les connaissances les plus complètes. Ce n'est qu'à ce titre qu'il sera à même d'apprécier chacun des symptômes et l'ensemble pathologique qui est soumis à son examen et qu'il donnera à chaque phénomène, tant psychique, que physique, sa véritable interprétation. Avec le raisonnement, il conviendrait à celui qui traite de la simulation de la folie, et qui cherche à en poser les règles, à décrire les moyens les plus capables d'arriver à
reconnaître la réalité ou non de cette affection, il conviendrait, dis-je, d'écrire un traité complet sur la pathologie mentale. Telle n'a pas été notre intention en entreprenant cette étude médico-légale. Bon nombre d'ouvrages (1) ont été publiés dans le but d'initier à la science des maladies mentales les médecins et même les personnes étrangères à la médecine. Nous en conseillons la lecture et la méditation. Toutefois nous croirions manquer aux principes mêmes que nous avonsposés dans le courant de ce travail, si nous ne mettions pas sous les
(i) J. Daquin. — Philosophie de la folie, 1791. Ph. ,PiaeI. — Traité médico-philosophique sur l'aliénation [mentale,
Esquirol. — Des maladies mentales, 1839.
EUis. — Traité de l'aliénation mentale, etc., traduit et annoté pai Archanabault, 1840.
Fœdéré. — Traité du délire , 1816.
Brierre de Boismont. — Maladies mentales, bibliothèque des médecins praticiens, t. IX, 1 849.
Guislain. — Leçons orales sur les phrénopathies, 1852.
Morel. — Éludes cliniques sur les maladies mentales, i 8^ \ . Traité des maladies mentales, 1860.
Albert Lemoine. — L'aliéné devant la philosophie, la morale et la société, 1862.
H. Dagonet. — Ti-ailé élémentaire et pratique des maladies mentales,