FOLIES
Aujourd'hui que la paralysie générale est mieux connue, on ne l'admet guère comme complication du désordre mental. Toutefois on ne saurait nier qu'elle puisse être la conséquence d'une perturbation profonde dans les fonctions cérébrales. Elle peut avoir lieu à la suite de certaines manies aiguës , de la stupidité, de la folie nervosique ou hypochondriaque, de la foUe épileptique ; à la suite de cette dernière surtout, les faits sont loin d'être rares.
« Les secousses du mal caduc produisent un double
(l) Études médico-psychologiques sur la folie, p.
effet ; en même temps que par l'ébranlement elles atonifient la fibre cérébrale , par le trouble de la circulation elles favorisent la distension vasculaire, contribuant ainsi par les influences parallèles à entraver le fonctionnement nerveux. Aussi l'obtusiouà ses degrés divers en est -elle une conséquence ordinaire. Les mouvements n'en reçoivent pas une moindre atteinte. Plus du tiers de ces malades présentent ainsi un affaiblissement uniformément ou inégalement étendu à l'ensemble des forces musculaires. »
(( Soumise à la marche épileptique , la paralysie en suit les variations quelquefois fort nombreuses , croissant si les paroxysmes se multiplient , diminuant s'ils s'éloignent , pouvant même à la rigueur s'effacer entièrement avec leur suspension définitive. Ce qui prédomine chez l'épileptique paralysé général , c'est l'impuissance d'action, l'embarras intellectuel plus que l'incohérence ou la divagation des pensées (1). »
Dans son Traité sur F Hystérie, Landouzy cite qùeiques exemples curieux consécutifs à cette affection.
La description des différentes paralysies générales consécutifs aux diverses formes de l'ahénation mentale, vu le petit nombre des faits observés, laisse encore à désirer.