LETTRES
ilimporce aussi, hors le cas de secours possible, que les vêtements ne soient pas dérangés. L'étranolement laisse le plus souvent, à l'extérieur, des traces apparentes, mais celles-ci n’acquièrent, pour l'expert, une signification réelle qu'à la condition d'être exactement décrites, étudiées avec soin et nettement dégagées de toutes les autres marques, plus ou moins analogues, qui peuvent se produire soit à la région du cou, soit ailleurs, sous l'influence de causes très diverses. On a noté ainsi les doigts crispés, les ongles bleus, l'attitude de la main dirigée vers le cou, des taches rosées ou bleuûtres, dites asphyxiques sur diverses régions du corps. Les vêtements présentent souvent les traces de l'évacuation involontaire des matières fécales, de l'urine et du sperme.
Les traces de violence que peut présenter le corps servent à distinguer l'homicide dusuicideetn'appartiennent pas d'une manitre directe à ce genre de. mort. Certaines lésions cependant, telles que les contusions de la face et de la tête, les coups portés pour étourdir la victime, accompagnent si fréquemment la mort par strangulation manuelle, que, suivant la remarque de Tardieu, elles contribuent à la. caractériser.