‹ Étude médico-légale sur les blessuresChapitre 39 sur 72 · STATISTIQUE DIÎ BLESSURES PAR IMPRUDENCE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE DIÎ BLESSURES PAR IMPRUDENCE

tion, dans le premier cas, et par ordonnance de référé, dans le second, de visiter deux individus mordus par des chiens que l'on pouvait supposer atteints de la rage.

L'un était un marchand de vin qui avait été mordu le 3 octobre 1864, et que je visitai trois semaines après. Ilprésentait à la main droite, sur le côté du pouce et sur le dos du petit doigt, deux plaies hien évidemment faites par des dents de chiens, une plus petite existait à l'avant-bras, et à la main gauche on voyait les cicatrices croûteuses de petites plaies superficielles déjà guéries.

L'autre était une petite fille, âgée de treize ans, que je vis le 22 octobre 1853. Elle avait été mordue sur le dos dé la main droite et en dedans du pouce. Les plaies avaient été cautérisées, elles étaient sur le point de se fermer sans complication inflammatoire.

En réservant la possibilité de la contagion virulente (qui heureusement ne s'est pas réalisée), ces blessures étaient sans gravité et ne devaient avoir aucune suite fâcheuse.

Obs. GXXIV. — Morsure par un chien non enragé. Mort par méningite. — J'ai été consulté le 23 octobre 1859 sur la question de savoir s'il y avait lieu d'engager une action en responsabilité contre le propriétaire d'un chien non enragé qui avait fait une morsure à un enfant, lequel avait succombé vingt et un jours après à un» méningite.

La morsure en elle-même était sans gravité. L'état du chien n'avait pas été suspecté un seul instant. On ne pouvait invoquer l'influence morale comme cause de la maladie, si fréquente et si grave, qui avait emporté le pauvre enfant. La durée de celle-ci, d'ailleurs, et sa marche indiquaient gu'il s'était agi d'une méningite tuberculeuse

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