‹ Étude médico-légale sur les blessures, comprenant les blessures en général et les blessures parChapitre 25 sur 82 · ACCIDENTS DE CHEMIN DE FER · texte numérisé non relu

ACCIDENTS DE CHEMIN DE FER

Obs. IX. — Chauffeur brûlé par la vapeur, — Infirmith incurabUi.

— Le sieur T... , chauffeur au chemin de fer de TEst, ayant été forcé de faire en pleine route une réparation urgente à sa machine démontée, fut brûlé par la vapeur. Les deux jambes ayaient été atteintes; et dans toute leur étendue s'était produite une brûlure au second degré. Cette blessure se guérit très-lentement. A mesure que les plaies se cicatrisaient sur un point elles se rouvraient sur un autre ; et le sieur T... ne pouvait ni rester deboui ni marcher.

Je le vis, à la demande de son conseil M« Nogent Saint-Lan* rent, le 15 janvier 1857, près de deux ans après Paccident La peau ne s^était pas refermée et les deux membres inférieurs n^étaient recouverts que par un épiderme très-ténu, sillonné de brides irré* gulières et tellement mince qu'on le voyait près de se rompre. En certains points la plaie était redevenue vive.

Il y avait là une infirmité incurable et des plus graves.

Obs. X. — Quatre ouvriers èeratée sur la voie. Deux mortt ; deux gravement Heeséi, — > Pendant la construction du chemin de fer de ceinture de Paris, le 8 mars 1863, la locomotive d^un train de ballast surprit et renversa quatre ouvriers occupés au travail de la voie sous le tunnel de Ménilmontant. Je fus chargé, par l'un de MM. les juges d'instruction, d'examiner les victimes de ce terrible accident.

Deux des ouvriers avaient été tués sur le coup; leurs cadavres présentaient d'horribles mutilations : Pun était coupé en deux dans toute sa longueur; les membres de Tautre gisaient broyés sur le sol, la tête était fracassée et méconnaissable.

Les deux autres, transportés à Thôpital Saint-Louis, avaient été seulement blessés aux membres inférieurs. Je constatai, chez le premier, une fracture de la cuisse ; chez l'autre, de simples contu« aions aux jambes et à la hanche,

Obs. XI. — * Homme d'équipe bUsiè dam une manœuvre ; mort des iuites de l'écrasement de la jambe. — J'ai été commis par le parquet, le 13 mars 1853 , à Teffet de procéder, à Thôpital Saint- Louis, à Fautopsie du sieur B..., journalier, employé au chemin de fer du Nord, qui avait eu la jambe écrasée par la roue -d'une machine et qui succomba à une fièvre purulente consécutive. •

0b8. XII. — Ouvrier de chemin de fer tué par écrasement de la tête,

— Un ouvrier du chemin de fer de l'Ouest, dont je fus chargé d'exar miner le cadavre, a eu la tète séparée du cadavre par une locomotive qui l'a atteint sur la voie où il travaillait.

La lésion semble avoir été faite par une hache. La section est

214 CUOIX D*0B8EBVATI0NS I>E BLESSmES PAR IMPRUDENCE.

pcesque compléta 6t les deux moitiés de la têta b6 tiennent plus aa oea qoA par des Umbeaiâx de peau et de iFertèhrea à denû briiéei^

Ob8. XJII. •— Hmnmâ (Pèquip9 morê d$s tukm iTsi» eotip db êmmfm; dkkmure de VêêUmme, — * U aTait reçu un eonp. de taflapoa ^ i?«ya«i aiteint ea pleia dans Phypochondre gaucha. R«nT«iité um «onaaiaaaafie, U «vait repris ses àeW asses "vita et avait aoe na é vm ftrés^îeieata douleur, bientôt auijie de vomiaseosent» oçiniâtccs. puas d^Hii refroi4isfienient générai et d'une mort tràa-proniptA. M fiait,, à Phèpital Lariboisière, rautepsie du siear L... , abonne d^éqoipe au diirttnin de fer du Nord , et je constatei «ne déchiran fWHWpAMft de Testomac et du daodénma , lésioaui néceanairament tt i«pidainent mortelles^ bien maAifesteBiant prodaitaa par la visiaQoe:diii<ehae.

Obs. XIV. — Choc dam «a Irata m tnmnàê. Fraclara ai caaiaiiis. — B... a été blessé le il mars 1^61.

.Je l'ai râité seulement le 2 décembre de la »ême année.

M «fait en Tavant-brae droit fracturé et il restait ém la poîdesT de l'éfiaule. Je constatai en môme tiempe une eieatriea du eoir eke- <9elo, aa-dassasdtt front à ganelié, et une cicatrice en avrîèie de ]V>roille, du même o6té. Mais les mcuTements ne son4 paa trèa-dtfittilea, et aucaae in#rmité n'est la conaéquenee de Faceideiit.

Obs. XY. — Accident simple sur la ligne de CEsL FVadOT de 'jmmhê, '«^Le sieor L... (de Gray), négociant, a é%6 blaasé, k31 Janvier 1850, sur le cbsmin de fer de PËst.

Va médecin, qui Ta va le lendemain de Taecident, eomtate xm fracture de la partie isoyenne de la Jambe droite amee ^oniemcit eocbysMoa et petite plaie cPun centimètre envvroo, prodaste par U aoftie du fragment inférieur, sans eeifuilles. Il n'est aar^van saeai aoeîdeat; en dix jours, la plane se cicatrisa, et l'oa vaeooaotaa fracture simple oblique des deux os qui laissa préioir la tdaiidieatiaa. Au bout de trois mois, la consolidation était complète , mt^ le blesaé ne poBTaât marcher sans béquilles. L^artienlation da piid restait empâtée.

Au moment de ma visite, qui eut lien neuf mois aprèa P aeeî je a t je eanstate seulement une différence légère de voima» eati« les deux membres. La fracture est d'ailleurs parâdtemeat eonaeiîdéc al il n'y a que très-peu de raccourcissement. La douleur ae réveille aevs riniluence des mauvais tempe.

Oas. XVI. — » Bkmum reçwe dans «a ir&m en awralig, à hlÊi et à la poitrine, Accidenls immédiate emeez gmvêê. pereiiianUs. -— Commis par an jagement de la

A€CaDElfT9 dB CHBMni DK FER. 318

4ti trUianid <l6 la âeind en daté <i« 13 janrier 1860, à Tefi^t #b Tisiter le sieur B..., lieutenant au 49« â«.KgiD«t àiPtf Fhtfportande dM blsiiuvM ^t^'û m ve^ueB lort de Patcktont 4u cbêttift <i# for de l^on, les eoBftéqiieBoea «etaelleft'de cm bleMvn» et tMiles fo'ettel pdineot «mtralMr pour FaTeoifr, «Kapeimë â« smiMMit pt» ïêêit jugement, novtafotui pvooddé, lé ^ janvier eoaiwttv il la; fialtè du sieur B..., en présence du médecin eB€ilef da la CompsigtÂ% ék LjFoaai atons aatoMki <e)ntradietoitfament laa direa dat paa^ies aftaisttev ^fe lean oMwafi»,

La afisnr B,^^ 'foi m trouvait dana le aonvoi ffi «'éprocrté aa «eoldent k Darcay aa aieài «l'août ±859, a éitégrannaeiu Meseé à la tête et an «Mo droit de la poitrine^ XI « raneuti a«r le eoap ana parte d» œnnaisaanea, ^oi s*eat prolongéapendaataaaerlaiigtampa; et à ia^aeHa H attacéd d pendant damr joimi une ti<?a enritatien* ft avait à la joue droite une pèaie profonde, qoi piénétraiâ jastpi'à Foe dé la poama0te, «I une aèta oasséa

Vm aengé^ de coAvaXeeeenea da ttoia »ala lui a étér accordé^ et il là'a repDia seai service qaa la«t rétemiaanlii

Nonë aaastatana à la josa anatiMMujf yoa a a aqnnae tine petiAa maioB, cpn aerraapoadà uaa aBcataice profonde^ ati^aâvVii^'d^afilMtfa BuUemaai doulaurenas. Iln^ a paa d'aolraatraoaa da 'Meaaaraat la< têla^ N«iis >tt*ativaiia^ sur la (fnattiènrarcdle, la cal qui kidique (la poitt4 £rac4aré* fiMsqae.aaa Màasafaa aaieat parftôlaitieiit ^aidnaB et que ïm amaMà gteérala paraitae i)ieB rawiaa^ le sèear B.v. ae flaini d^avoîr deaawaixde téta et d^éproirverboilemaflt uaia opprs»* sion douloureuse, symptômes consécutif! trèaHmiffaairaa a< iaéaii^ tiJbles à la aaita deableaaaret accompagnéaB d» ayu aa iiUu n proionda, comafte le aaa* tas^oura cMem qm ptodKtamitèeB aecÎMkDtB dathaiaiA daiar*

En résumé de Texamen qui précède, nous concluaa[a<qae r

ifl Lu •îeiH' B... a éléigrairemaat blasaé à la tèie et à ki paîtràie.

2o Cesbiesaunea ont été kaaUdiailemaiit animes d'acaidanta Irèa^ aMaux, mais q^ii aa»t été keuaeoaenuent coajnrésw

2fi Elle» a'ofnt kiiasé et ne laiaearant après afles aneane iaâr- Aiié persiataiiitew maia aaulaïaaai une trèa-légère d^^Mnnité an aîaage atdaa symptômes qai «UspaaraMoroai d'ici à cpsal^iiea aiaia^ et panatietteBt dès À préaeat^ aa, eiaor B*«., de reppendne aon aarfiee di riniénéar^ naais non dalaûreeaavpagsa.

Oaa. XV U« -^ IVasii loaipeiiiM en garé» €ommoHon permet. Am" awM êwUê jma». •««- L4a( dame R^*.* aaaaband^ da ooaifeatâoQM à Cbaideaille, a. 4M aict«ma4'afliL>aecidefBli aatvanu 4a 43 septanfae

216 CHOIX d'observations de blessures pab imprudence.

1869, lors du choc survenu au train dans lequel elle se trouTaitr à la rentrée en gare à Paris.

Par ordonnance de référé du 30 du même mois, j'ai été commis, après avoir été dispensé du serment, à Teffet de constater l'état de cette dame, de rechercher les causes de ses blessures, dUndiqaerlt durée probable de la maladie, évaluer le préjudice éprouTé et Tindemnité qui peut être due.

La dame R... a perdu connaissance au moment de l'accident. Elle a craché du sang et dit avoir perdu du sang par le fondement. Elle conserve, après un mois environ, une sensation d'étouflemeat et de douleur dans les reins. Mais je constate que la respiratios rceexe -s librement et d'une façon très-pure, et que le cœur fone* tionne d^une manière tout à fait normale. Il existe un peu de douleur à la pression, le long de la colonne vertébrale et sur lescAtes; mais, en réalité, aucune lésion sérieuse.

Obs. XYIII. — Déraillement sur la ligne de Lyon. Biesiurtê à la tétêetàla poitrine. Aueune suite graoe. — M. S..., capitaine an 49e de ligne, qui a été blessé, le !«' août 1859, à Darcej, a été examiné, le 24 du môme mois, par le docteur Devilliers, médecin en chef de la Compagnie de Lyon. Il dit avoir eu le c6té gauche de It poitrine fortement comprimé entre le bord d'une banquette et les planches de la toiture du wagon où il se trouvait; il prétend ressentir actuellement une certaine gène dansles mouvements respira* toires et une oppression quUl n'avait jamais éprouvées avant l'ao cident ; de plus, il accuse une douleur passagère et assez viv« dans Tépaule du même côté.

Le docteur Escalonne, qui l'a traité à Fontainebleau, lui a fait poser des sangsues, appliquer des cataplasmes et suivre un région doux, l'assurant que les symptômes qu'il éprouve iraient s*afifaibli»sant peu à peu.

Il résulte déjà de ces divers détails qu'après l'accident la positioa du capitaine S... n'a pas été considérée comme grave.

Aujourd'hui, l'examen de la poitrine permet de reconnattrv, extérieurement d'abord, la trace des piqûres de sangsues auniveao de la partie externe du sein gauche, mais la palpation ne dénoti l'existence d'aucune lésion matérielle ; les côtes et les espaces intercostaux, au niveau des points comprimés, sont dan& l'état normal. et l'on n'y développe môme pas de sensibilité appréciable par la pression. Les mouvements de l'épaule gauche et du bras sont également intacts. L'auscultation de la poitrine donne lieu aux obser» vations suivantes : 1® Un peu d'obscurité du murmure ▼éaieulaifr

ACCIDKNTS DK CHEMIN DE FER. 217

dans une certaine étendue de la partie latérale et moyenne du poumon gauche, obscurité due très- probablement à la présence de fausses membranes développées entre les deux feuillets de la plèvre, qui s'est enflammée à la suite de Paccideut. 2^ Quelques rhonchus bronchiques indiquant une bronchite consécutive à la pleurésie, mais peu profonde. Ces divers symptômes expliquent la gène de la respiration et la douleur passagère qui existent.

Du reste, la constitution du capitaine S... parait très-robuste et n^avoir pas notablement soujffert de Taccident ; il a même conservé de Fembonpoint et de la force.

En résumé, la compression éprouvée par la poitrine a eu pour résultat de développer une pleurésie locale, puis une bronchite consécutive, accidents ^qui, dans le cas présent, ont été sans gravité, mais dont il reste aujourd'hui des traces évidentes qui pourront sans doute disparaître complètement si la capitaine S.,, se soumet à un traitement régulier et suffisamment énergique (vésicatoires, etc.), car celui qui a été employé est resté insuffisant.

Il est donc impossible, dans Tétat actuel des choses, de statuer d'une manière certaine sur la ^sition du capitaines... et de l'égler Pindemnité qui doit lui être accordée diaprés des bases équitables. On peut prévoir, en tout cas» que l'accident dont il a été atteint ne laissera très-probablement chez lui aucune lésion ou maladie de quelque gravité.

A la date du 25 octobre 1860, M. le capitaine S... fut l'objet d*un nouvel examen de la part du médecin de la GompagAie. A ce moment, il se plaint principalement de ne pouvoir courir, sauter, faire des mouvements brusques et étendus, ni crier, ni monter à cheval, sans éprouver tout de suite une sorte de barre ou de suffocation à l'estomac, qui l'arrête dans ses mouvements et l'empêche absolument de s'y livrer. Il a dû même, dit-il, renoncer à suivre son corps à pied>et par étapes, parce que la marche prolongée lui est impossible; énfin^ à certains moments, il rend par la bouche des matières qu'il croit être du pus.

De l'examen auquel s'est livré M. le docteur Devilliers, il est résulté ce qui suit :

« Le faciès est excellent et l'embonpoint général du corps indique des fonctions digestives très-régulières et très-satisfaisantes; le pouls est norAial. La poitrine, qui a subi une comj)ression de la part des parois du wagon brisées au moment de l'accident, ne. présente pas de déformation particulière ; elle porte sur le côté

218 cuoix d'observations de blessures pab imprudence.

^uche, aa-dessoufl du sein, les stigmales d«s BABgsoas «i^pliqnétt j|>ràs la coatusion. De «e môme côté àe Ja poiUÂne, PaosciilUtioa ne 4léoôle aucun bruit anormal des organes Keaiiératoivea^ sMît îi «xjprte.«ne légère mati té à la Immb du ponmoa, «aita pràbêhl^ eu adhféneaces des feuillets costal ai pulmaïkaire qui aa «<Mit pradaitii à la suite de la violeate contuaiou éproatéa. Du oèlé drait ds k poitrine et au-desaous du mamelon, 4>n déoaiitiie quelques jrèki muqaeax trèsHrares et légers ; le bruit respiiiÉtoîflre est moùn feênc f«e de Pauâra côté dans tonte la hauteur du poMsaw., Capaiidsrtf, M. S... ne tousse pas habituellement, n-estrpas plus ■hj#4 qo^?Mt à s-aurhumer ; il Retend seulement éprouver us peu de gtee^ans rînapiration. Rien du c6<té du cœur. De ces 4étaiia, il pôsolte fM les lésions qui ont été la conséquence des caatuiioas reçwea kn de Paccident ont laissé comme trace uae adhérence daa plèvrea éi eAlé gauche et une sécrétion bronchique aecidantelle du cèftédnîL accidents qui-n^offrent pas de gravité réelle, mais p6u>f«iit en par^ tie expliquer la gène de la respiration dans certains tfffcurtt dt corps ou de la voix, état qui, je le pense, pourra se dissiper aveek lamq^ et un régime convenable. 11 est néanmoins à. regretter que lacapitaiae S«.. n^ait pas mis 'en usage on traitaient .pins adX. aiasi que je -le lui avais «ons^Ué. »

Un jagemanA de la quatrième chambi»-<iutrilNin«l de 1a Stiae, èa i*r .mars 1861, u'ia camsûs à l'&SUk de viscter le ca|kîAaîae S^, que j^ai examiné le 13, dix-neuf mois et demi après raeoidaHfc éuÊi il avait été viotime.

Je n^ai plus constaté aucune iraoe appréciable dasléskum quisit pu lesister, ni à la poitrine ni à la tête. D-aiUeura le eajpitaînei repris son .service, et c^est à tort qu^^il attribue . à i^acoideni 4lu -el»> min de fer doutas les indispositiims. Jusqu'à dea^^loua, qu^il a am dqMmstcetto époque.

Ors. XIX.^ BérMhmemtsurèai li^néûê POmnt.GrmmU frt^tm; foMMB cotid^. — La dame F... se trouvait .dans un traia da ka»lieue qui dérailla sur la poist d'AsmèreB.£lla ne jiaçat aucuns tusion, aucun choc, et ne perdit pas connaissansa, sUe xke .Ht qu'une trè^^grande ârajFeur. Mais «lie était encsinte de daax mois et demi d'une première grossesse. Le lendemain cft le snrina demain, elle souffrit .un peu \ une petite pcnrte de aan^ apparut le quairiôme jour, et, le cinquième, elle fit une fattaaeGoaolûs fsik retint un mois au lit, sans complication d'ailleora d'aucune sorte. Sa sanlé n^a paa éprouvé d'autres inoublea; Isa v^laa .as -rétatlifsat apvès six aeBiainaay>at,.à part un peu da leucwvliâe et na

ACCIDENTS DE CHKlflN DE FER. 219

degré de ehtorose antérienrcfa à Paoeidenit et liée» à la cOBfltittttien nous ne constatons rien de prarticcdiér loniqtre nooB examitiotis •eette dame cinq nieis entiron après Tsccideat.

Ob3. XX. ^ Tram tamponné à-ion arrivée en fOft. Vtngê'-âefix imyeiffmrs cUteimti de MejmrM mui grtniiè. -^ Le 6 août' 186B, «m traitt de banlieue lot tampoatté à se» arrivée dan» la gare de rOuest. Un grané noHiirre de voyageur» fbrent Uemés, aiai«, «n général, «ans gravité.

Je fus ebargé par le jugedHmtruotioa qui précéda à une en^fcréle «Nir cet aooident: de mîter vingt-decx peroemneSi elles lesquelles 'je fie, dé» le lendemaîv, les couststatietis suivante» :

io Le sieur L... n'a qu'une légère douleur au bras droit sans trceea de eovtuskm»; Il J a e«^ le premier jour, de la eéphalalgie, sans qu'il j ait eo deoMip à la tête; aucune suite & craindre, d*aifileorc, aueuMi incnpaeité de trarvaiL

d» M. J« H...Ve»t:lieiMrté à la pommette gttoehe cofltrs la cancre de sen Tie-lHvîs.

3o 11. H... n*a épre«vé qu'iu»e légère seeousse sans Me»eum.

^ M. G«. Q..^aeQ le genon droit asaeir fortement ccmto» par le rebord de la banquette placée en face de lui. 11 s'eet fait un épan- «bernent dan» raaéicfiftiftioil.

5o M. 0... oncle a eu une bosse à la tête.

6» Madarae^€•.« a perdu oenmîsaaaee an moment de f accident et reste encore le lendemain sous Tinfluence d*uae oeonnotien peraiataatle. Elle éprouve delà douleur de tôte et une sensation de briaeoMot général. Les dente aont oomsM^ ébnaaléea^ Il n^ a lieu ée prévoir aucune oompiiîeation grvfev maiia unrepoelbreéetiineineafaieîCé de travail d'nae diiaime de jonro.

7o M. C., atteint d^troe surdité complète bmIs eacienne; a reçu aa oonp au nez et a vesseatl «ne eommotkm aseea fbrte poar avoir perdu eomiaisaaDce.

8e M.. J. B,,. a en la lèvre supérienre fendue el le ne» eonlu»: Il ^renve une oeurbature générale ^[oiaéeesaitera na réponde trois -on quatre joarau

9b M. D.«^ présente une contasion, sur le dos du aes, avec eccbjmose qui s'étend autour des deux yeux. Il a reaaeaii on. peu d^ébraulemeat; mais a pu ne pas interrompre aes occupatlonav

lOto M. CL.. V outre una.fiirte oouriMtureetane sensation d'ébra»lement nerveux, a eu la mâtdioîire centuae els'eal- £aîl. au. eAfté

ââO CHOIX d*obse;rvation$ m: blessures par imprudenck.

gauche de la région occipitale une plaie en se heurtant contre U tringle de fer qui rogne en haut des voitures.

ii^* Mademoiselle P..., âgée de vingt-huit ans, prétend «voir tu son époque menstruelle s^arrêtçr. Ce qu^il y a de certain* c'est qu*elle a reçu de fortes contusions à la tète, la lôTre est fendae, Tœil droit est le siège d^un gonflement considérable ; ce qui saffii à expliquer Pétourdissement persistant dont elle se plaint.

12<* Madame S. G... est encore sous le coup d*ane conimotioi violente ; elle est au lit. Au sourcil gauche, on constate une plaie contuse assez étendue et une ecchymose très-profonde de la paupière. Elle sera retenue à la chambre une quinzaine dt jours.

i3o M. G. . . ne présente rien de spécial et ne se ressent preaqiM plus de la secousse et de la fatigue du premier moment.

14o M. D..., dit L..., est alité; il a au nez. une plaie contoie, mais, de plus, une forte contusion avec épanchement considérsbli du genou gauche et un plaie assez étendue au devant du tibia. l' était placé sur Timpériale de Tune des voitures et s*est hearté à U fois le nez contre la balustrade et le genou contre la banquette. LUncapacité de travail résultant de ses blessures se prolongera es* viron un mois,

15o Madame L... a eu la lèvre fenduo par une plaie eostuse.

160 M. H. G... n^a eu que des contusions assez légères au nez et aux deux genoux.

Les six autres personnes que j^ai visitées n'avaient épronré qu'une secousse plus ou moins forte, mais sans blessures localet, et ne devaient consei^ver aucune trace de Faccident.

Obs. XXI. — Coup de tampon d'un train en gare. VisiU deteft voyageurs bleues^ qudques-unt assez grièvement. — Le 5 octobre 18624 un train a été tamponné dans la gare de Versailles, et, parmi les blessés en grand nombre qui ont été victimes de cet accident, j'ai été chargé, tant par le juge d'instruction au cours àê l'enquête que par une ordonnance du président du tribunal, à» constater l'état des personnes qui suivent. Mes visites ont eu lies deux mois et, pour les dernières, trois mois et demi après l'accident.

lo M. W. G.... clerc de notaire, a été blessé à la tête et aox membres inférieurs. Il a eu à la tempe gauche une plaie contutt par laquelle il a perdu beaucoup de sang ; et à la jambe droite ainsi qu'au pied gauche des contusions.

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