ET DE LA MORT PAR ACCIDENT
qu^après ayoir fait une étude attentive de tous les documents recueillis dans Ten quête à laquelle ce décès a donné lieu.
Nous ne nous sommes pas contentés d^examiner et de méditer les procès-Yorbaux dressés à cette occasion ; mais nous avons tenu à nous replacer nous-mêmes dans les conditions où ont été faites les premières constatations, et à reproduire, en quelque sorte sous nos yeux, la triste scène du 7 septembre 1858, dans une expérience qui nous permit d*en apprécier, de la manière la plus exacte, les moindres circonstances.
A cet effet, le 12 février 1860, la voiture de place n° 378, dans laquelle a été trouvé le cadavre du sieur T..., a été amenée dans la cour de Thôtel de la compagnie le Phénix , 40, rue de Provence, par le cocher qui la conduisait le jour de l'événement. Là, en présence de MM. les administrateurs et de leurs honorables conseils, en nous aidant des indications fournies par le cocher et surtout en suivant à la lettre celles qui se trouvent consignées dans le procès-verbal de M. le commissaire de police et dans les deux rapports de MM. les docteurs Augouard et Moreau, nous avons multiplié les observations et les expériences dont nous allons rendre compte, et nous sommes ainsi arrivés à nous former, sur la question qui nous était posée, une opinion exclusivement fondée sur les faits, et qui, en dehors de toute hypothèse, de toute explication théorique, nous parait ne pouvoir laisser subsister aucun doute sur la manière dont est survenue la mort du sieur T
Nous croyons utile de résumer d*abord les principaux détails de l'événement; nous pourrons ainsi, plus facilement, préciser les termes de la question que nous nous proposons de résoudre.
Le 7 septembre 1858, à sept heures et demie du matin, a été amenée au commissariat de la section de PArsenal, une voiture de place portant le no 378 et dans laquelle se trouvait le cadavre du sieur T..., tué d'un coup de feu à la tête.
M. le commissaire de police consigne, dans son procès-verbal, la position qu'occupait le corps ; mais il importe de faire remarquer que cotte constatation ne peut donner une idée absolument certaine de la situation dans laquelle la mort a eu lieu, puisque la voiture contenant le cadavre avait eu à parcourir la distance qui sépare le point du boulevard correspondant à la rue du Pas-de-la- Mule du bureau du commissaire situé rue de POrme. Quoi qu''il en soit, Toffîcier de police judiciaire trouve le « corps assis dans Van» « gle gauche de la voiture, les jambes croisées, dans la position d*une