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PRINCIPE DE LA MESURE

Si les molécules étaient isotropes, la théorie démontre que la lumière diffusée par les fluides, examinée à 90° du faisceau incident serait totalement polarisée. Or l’expérience prouve que cette lumière n’est que partellement polarisée. C’est sur ce fait expérimental qu’est basée la notion d’anisotropie des molécules.

Gette lumière partiellement polarisée peut alors être considérée comme résultant de la superposition de deux vibrations incohérentes, l’une d'intensité maximum J, perpendiculaire au plan de diffusion, l’autre d'intensité minimum i, parallèle au rayon incident. On appelle facteur de dépolarisation le rapport —i/1. Ce rapport permet d'apprécier l’anisotropie des molécules.

Si À et a sont les amplitudes des composantes incohérentes de la lumière diffusée, le facteur de dépo-

PL rie

larisation p — i/I devient égal à a2/A2, les intensités étant proportionnelles au carré des amplitudes.

En recevant la lumière diffusée à 90° du faisceau incident sur un biréfringent dont les arêtes sont parallèles 4u faisceau primaire, on sépare les vibrations d'intensité I - et i, en deux faisceaux polarisés rectilignement suivant deux idirections perpendiculaires. A la suite du biréfringent on plate un nicol mobile autour de son axe perpendiculaire au faisceau incident. Par rotation appropriée du nicol, on obtient l'égalité dans l'intensité des deux faisceaux examinés, Dans cette position, les projections À, et a, de À et de a sur la section principale du nicol ont même valeur. Soit « l'angle que fait alors la section principale du nicol

avec la direction du faisceau incident ; on a les rela-

tions :

AR AR ASIE — COS & n n a sin & —"— = ts & A COS « et i a?

p—= — = NE tg2 à Ï A2

Pour obtenir le facteur de dépolarisation, il suffit donc de déterminer l’angle + que fait la section principale du nicol avec la direction du faisceau primaire lorsqu'on obtient l’égalité d'intensité des deux faisceaux polarisés. On ne mesure pas l’angle «, mais bien l'angle 22 que font entre elles les sections principales du nicol dans deux positions successives donnant l'égalité d'intensité des deux faisceaux. (Deux positions successives de la section principale du nicol donnant égalité d’éclairement, font entre elles en réalité un angle soit de 2x, soit de x — 24. On ne peut con-

ER

fondre ces deux angles , 24 étant toujours inférieur à 90°). On a admis pendant longtemps que la lumière de fluorescence était complètement dépolarisée. En réalité, cette lumière ainsi que la montré le premier WEiIGERT (37) est partiellement polarisée. Cette polarisation, assez nette dans le cas de corps peu fluorescents et dans les solutions visqueuses est très faible dans le cas de corps très fluorescents dissous dans un solvant peu visqueux. Dans l’étude des solutions aqueuses des sels de quinine, nous avons pu Considérer cette lumière comme totalement dépolarisée, F. PERRIN (27), a, en effet, vérifié que la polarisation est ici imperceptible.

Si donc l’on détermine par les méthodes ordinaires et sans précautions supplémentaires, le facteur de dépolarisation d’un corps fluorescent, on n’obtient pas la valeur exacte de la dépolarisation de la lumière diffusée caractérisant l’anisotropie de la molécule étudiée. Il faut dans ce cas arrêter les radiations excitatrices de la fluorescence sur le faisceau primaire par un écran approprié. On obtient ainsi la valeur exacte de 9 — i/I. Si dans une deuxième mesure on laisse toutes les radiations incidentes frapper le corps fluorescent (en prenant la précaution id’interposer cette fois sur le faisceau secondaire l’écran précédent) on trouve une valeur + > + du’ facteur de dépolarisation. Soit 2 f l’intensité de la lumière de fluorescence complètement dépolarisée. La fluorescence : ajoute aux deux composantes 1 et I de la lumière düffusée deux composantes égales à f et le facteur s’ devient :

d’où lon tire Fa c PASSE STARS RES?

RARE f —

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