‹ Etude optique de la quinine et de ses selsChapitre 49 sur 54 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

RESULTATS EXPERIMENTAUX

I. SOLUTIONS ALCOOLIQUES Pour obtenir le spectre Raman de la quinine, il convient d'utiliser des solutions aussi concentrées que possible, afin d’avoir un grand nombre de molécules en présence, mais ik faut surtout supprimer ou tout au moins atténuer les radiations excitatrices de la fluorescence. ;

Les solutions d’hydrate de quinine étant généralement considérées comme peu fluorescentes, nous avons pensé qu’elles pourraient, sans doute, nous éviter, du moins en partie, les difficultés que ne manquerait pas de provoquer Ia fluorescence des sels.

Nous avons dès lors préparé une solution saturée à froid d’hydrate de quinine dans l’alcool absolu : une telle solution est obtenue sensiblement à parties égales de produit et de solvant. La purification des solutions ne peut évidemment pas se faire par dis-. tillation dans le vide. Nous avons ici encore, eu re-

es}, Ps | MP r="

\ cours à la filtration lente sur creuset de verre filtrant, en suivant les indications précisées dans le chapitre fluorescence. La solution est directement reçue dans un tube spécial, identique à ceux habituellement utilisés en vue de lobtention dés spectres Raman. , |

Lorsqu'une telle solution recoit toutes les radiations de l’arc au mercure que laisse passer le verre, on perçoit inmédiatement une fluorescence très nette. Il convient donc, ici encore, d’éliminer sur le faisceau primaire, les radiations de courte longueur d'onde qui exaltent au maximum la fluorescence de la quinine. Nous avons donc placé sur le faisceau primaire, une cuve à faces parallèles contenant une solution saturée de nitrite de poiassium qui arrête les radiations violettes. Nous avons, de plus, interposé une deuxième cuve à faces parallèles contenant une solution saturée de bleu à l’eau, 6 B. Ce colorant à la concentration de 0,75 gr. pour 1000 supprime toutes les radiations allant de 7050 À à 4960 À. Le faisceau primaire, après cette double filtration, ne renferme plus, comme radiations importantes, que le groupe de l’indigo. Dans ces conditions, la lumière

diffusée par la solution alcoolique d’hydrate de qui-

nine a une couleur indigo très nette, la diffusion moléculaire étant ici importante.

Nous avons dès lors essayé d'obtenir, sur plaques Fulgur un spectre Raman excité par la raie indigo

4358 À de l’arc au mercure. Après une pose de quinze heures, la fente du collimateur étant de 100% nous avons obtenu un spectre de fluorescence présentant une bande noire allant de la raie indigo à la raie vert chou et légèrement au delà, avec un maximum

d’opacité entre 4700 et 4800 À. Il nous a été impos-

siblé, sur un tel cliché, de percevoir des raïes Raman qui, même si elles existaient, seraient masquées par le spectre de fluorescence.

Nous avons pensé que cette fluorescence pouvait être due à de fines particules en suspension, que ie verre filtrant n’aurait pas retenues. Nous avons alors traité la solution de quinine par un gel d’alumine. puis l’avons soumise à nouveau à la filtration lente. Les clichés obtenus après quinze heures de pose avec cette solution présentent un spectre de fluorescence aussi intense que les précédents. Toute appréciation de raies Raman reste impossible.

La raie excitatrice étant, sur tous ces clichés, fortement accusée, nous avons, pour atténuer l’intensite du spectre de fluorescence, abrégé le temps de pose. Nous avons repris la même expérience en limitant le temps de pose à deux heures, toutes choses restant d'ailleurs égales. Le spectre de fluorescence apparait alors très faiblement sur la plaque de telle sorte que les raies Raman les moins intenses pourraient être perçues. D’autre part, la raie excitatrice est aussi nettement impressionnée que sur les spectres Raman des corps purs après de longues heures de pose. Les conditions d’expérience semblent donc suffisantes pour parvenir à déceler des raies Raman ; DOtre cliché n’en présente aucune, pas même les raies du solvant. Or, par une expérience préliminaire sur alcool absolu traité de la même façon que la solu-

ton, nous avons obtenu des raies Raman de fré-

quences voisines de celles données par KOLRAUSGIE (43), soit en cms-1 : 426, 883, 1046, 1094, 1273, 1456. 2876, 2928, 2974. Le cliché ne présentant, par ailleurs, aucune trace de fluorescence.

en Ce

Page 1