‹ Étude philosophique. L'abbé Simon FoucherChapitre 34 sur 55 · XXXIV APPENDICE · texte numérisé non relu

XXXIV APPENDICE

pour ridicules^ ([aelque Bérieuses qu'elles paisseut être. Cest aussi témoigner de la faiblesse d'esprit que de se laisser surprendre par ces yaines manières de tourner les choses suivant que la nature nous l'inspire, pour contenter un secret désir de yengeance qui nous porte à décrier des pensées que nous serions les premiers à faire Taloir, si elles n^étaient pas contre nous. On doit cette justice à tous cenx qui écrivent , de ne point condamner leurs ouvrages sur le rapport de leurs adversaires : et si on ne veut pas prendre la peine d'examiner les réponses des partis opposés , du moins il est raisonnable qu'on s'abstienne d'en juger. L'auteur a rapporté deux chapitres de la Critique entièrement, et en cela on lui est obligé , mais il devait rapporter les autres de la même manière, ou il n'en devait point parler du tout. Car, pourquoi veut-il que « /'on vote par les trois chapitres qu'il a rapportés tout au long ce qu'on doit penser des autres » auxquels il n'a répondu qu'en deux mots? « // croirait petxire son temps dit-il, et le faire perdre aux autres s'il s'arrêtait à ramasser tous les paralogismes qui sont r^ftondus dans mon livre pour en informer des personnes qui sans doute ne s'en mettent pas fort en peine, n Je ne sais si on se met beaucoup plus en peine d'examiner ce qu'il a écrit; et si on considère cependant la Recherche et la Critique, je croirais facilement que c'est à cause du sujet de ces livres, plutôt que pour la satisfaction de ceux qui les ont composés. Il faut être aussi persuadé que lui de la faiblesse et de l'impuissance de son adversaire pour se figurer que les remarques qu'il a faites sur deux chapitres de la Critique doivent renverser tous les autres, quoiqu'ils contiennent des matières entièrement différentes; mais si par malheur on n'était pas tout à fait dans ces sentiments , on pourrait peut-être juger par le peu de solidité qui parait dans ses remarques sur ces chapitres, que s'il avait répondu aussi amplement à tons les autres, il aurait fait paraître des choses qu'il était bon pour lui de supprimer. Mais je n'ai pas entrepris de critiquer toute la Recherche, et je me suis contenté de réfuter ce groe volume par une simple lettre : l'auteur m'accordera que si je n'ai pas entrepris tout ce qui est dans son livre, je n'ai rien dit du reste que je n'ai pas eu dessein d'examiner; ou si j'en ai dit quelque chose^ c'a été pour faire croire que ce reste « contient des réflexions très judicieuses qui mettent la Recherche au nombre des meilleurs ouvrages qui ont attiré f estime de notre siècle, » Avec tout cela, l'auteur se figure-t-il que j'aie déclaré la guerre à son livre? Pour moi, j'avoue que j'en fais autant d'estime qu'un autre : je recormais que les défauts que j'y ai remarqués sont si communs , qu'on les trouve presque dans tous les ouvrages

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