‹ Etude politique [microforme]Chapitre 4 sur 16 · AT LA · texte numérisé non relu

AT LA

l’autre, les exagérations d'une partie de la presse; tout cela a contribué au rôle passif de notre parti dans cette circonstance difficile et a laissé notre paisible population sans défense contre les embuches et les manœuvres de l’école libérale. Voilà ce qu’il importe de constater dans une réunion comme celle-ci ou chefs et soidats viennent se tendre la main dans un but commun: celui de travailler à l’organisation et à former l'opinion publique.

Je considère que cet interrègne n'aura pas été sans profit en particulier pour la jeune génération politique. Nous avons vu le parti aux prises avec une question difficile. Le peuple a été agité en tous sens par des passions diverses. Les chefs aimés et res:,ectés de la grande phalange conservatrice ont été abandonnés un instant p2: leurs meilleurs amis. La confusion était dans nos rangs, pendant que le parti libéral, grisé par un succès momentané, s’efforçait de provoquer un mouvement nationai en étalant aux regards de la foule surprise le cadavre encore chaud de Riel. Malgré ces entrainements, le parti n’a pas désespéré de sa cause. Encouragé par l'attitude franche, indépendante de ses chefs, appuyé par les sages conseils d’un clergé ami de l’ordre et de la paix, il s’est replié lentement sur lui-même, et grâce à la force du sentiment public, il est appelé à sortir victorieux d’une épreuve qui retrempera ses forces et son autorité.

Les élections générales qui doivent avoir lieu dans toute la Puissance d'ici à quelques semaines nécessitent de notre part une action commune et un esprit d'entente en rapport avec les obstacles suscités par le parti libéral. Cela est d’une importance capitale.

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