I. — Les images radiologiques de l'amibiase se groupent sous
six aspects principaux, selon que le côlon apparaît :
— atonique,
— en bandonéon,
— en chenille,
— déchiqueté,
— rigide,
— filiforme.
C'est une classification descriptive qui correspond à des modifications anatomiques de plus en plus accusées.
Les notions fournies -par l'examen radiologique dans l'amibiase sont caractérisées :
— Par la pluri-localisation d'emblée des lésions majeures.
D'abord très limitées, avec permanence au même point des signes radiologiques de ces lésions spasmodiques.
— Par l'intégrité ou l'atteinte beaucoup plus discrète des segments intermédiaires.
Formes molles comprenant les aspects : atonique, en bandonéon, en chenille.
La muqueuse est normale dans les segments intermédiaires.
Aspect ondulé, régulier et à contours bien dessinés des ombres lors de la réplétion par voie haute : souplesse des parois que le lavement et l'insufflation distendent facilement.
Formes sèches comprenant les aspects : déchiqueté,
rigide, filiforme.
Fixité des éléments du côlon. Aspect rigide, sec, sans sÿmé-
| Ds one nl A BE Es, LAC RAS CR ETC an ROLE PR ANT LE CD AA CM PR CE, 6 RES 20 NEC MOQUIE EUR ENT ER) RAT RES RTE MP ET EST ENRT US . AA NÉNRE LP APT TE Cr EE NE TPM
AS 30 2 , sl e . . ll
trie des ombres obtenues par voie haute. Limitation rapide d'une.
distension toujours incomplète et irrégulière sous la pression des
lavements ou de l'insufflation.
— Par l'alternance possible des segments intermédiaires.
—— Par l'évolution progressive possible allant des formes atoniques aux aspects filiformes.
— Par la possibilité de régression spontanée ou thérapeutique. de € à B, puis à la normale.
de R à C où la régression est anatomiquement incomplète. de R à Boù elle est grave.
Ve . . 1 — Par la permanence fréquente de localisation au cours d'atteintes successives séparées par des mois et parfois des années.
IL. — L'interprétation des données radiologiques a fourni matière à maintes discussions.
Pour quelques auteurs, la radiologie offre une réelle valeur pour le diagnostic de l'amibiase chronique vraie. || en est ainsi pour Speder : « Les foyers primaires où majeurs se manifestent par un spasme complet ou par des irrégularités de réplétion dont la permanence au cours d'examens répétés est le caractère important aui doit faire penser à une origine amibienne de la colite. La distribution en foyers de lésions majeures est presque pathognomo-: nique de l'amibiase, aucune affection ne l'adoptant sauf de très
rares exceptions, et toujours alors avec une allure clinique très différente. »
La plupart des observateurs n'acceptent pas ces conclusions. Selon eux, la radiologie peut être précieuse dans l'amibiase lors-. qu'elle permet de dépister, grâce aux déformations qu'elle révèle, des ulcérations qui échappent à la rectoscopie et que la clinique est impuissante à soupçonner. | |
Hormis ces renseignements, ces aspects radiologiques n'offrent rien de caractéristique. L'amibiase ne leur confère aucun cachet de spécificité étiologique.
— J. Baumel formule, en 1950, au Congrès International de l'Amibiase (4), avec E. Fassio (Montpellier), dans son étude clini-
que, rectoscopique et radiologique sur l'amibiase intestinale, les conclusions suivantes :
NT en
L'étude radiologique ne révèle aucune image spécifique.
Les images décrites par Speder se retrouvent identiques dans toutes les colites. La radiographie montre l'état inflammatoire
aigu, subaigu ou chronique des parois recto-coliques.
Au stade d'inflammation chronique, les plis muqueux disparaissent, la paroi épaissie, rigide, est plus ou moins inextensible par l'insufflation.
L'irrégularité des réactions inflammatoires locales occasionne souvent des diminutions de calibre du célon purement spasmodliques au début, organiques à la phase chronique.
Les images radiologiques permettent de discriminer la localisation muqueuse, sous-muqueuse ou pariétale : de différencier les réactions fonctionnelles des états organiques qui en sont la conséquence. || ne faut pas lui en demander plus.
— Hillemand et R. Cattan (Paris), en 1950, au Congrès International de l'amibiase (21), considèrent l'examen radiologique comme accessoire en ce qui concerne « l'Amibiase en France » et ne retrouvent pas les aspects divers signalés et étudiés par Speder.
— J. Rachet et Arnous [Paris), en 1939, au sujet d'une méthode nouvelle d'étude radiologique du célon: Les radiographies en série, font une étude critique des méthodes actuelles (37).
Le repas baryté est de plus en plus abandonné. || s'emploie encore en association avec le lavement pour la recherche de lésions localisées au cæcum et au côlon droit.
Le lavement baryté ordinaire supporte trois reproches :
— Nombre de lésions organiques échappent à cet examen. La radiographie laisse échapper de petites lésions.
— Certaines images anormales ne sont que des déformations artificielles (dolicho et méga-célon).
— Beaucoup d'images radiologiques laissent planer un doute sur leur organicité.
— Une critique d'ordre plus général : la pénétration contrenature (anti-péristaltique) du lavement.
La méthode des radiographies en série permet un diagnostic positif de lésion organique mais ne permet que rarement l'appré-