TOME EL PRES 7 ST qu JA à ANT RE TE MORT ; di OT MT
A PONT RE el Fee de ECM
TNT
On utilise 300 à 500 grammes de Sulfate de Baryum pour un volume liquide de 1.200 à 1.500 centimètres cubes. Il faut une quantité suffisante de liquide, 2 litres au moins: on évite la décantation de la baryte [préparation juste au moment de l'emploi) ; le liquide tiède est mieux toléré. On utilise un simple bock placé à hauteur voulue pour des pressions de pénétration minima et une sonde rectale molle. é
Le malade est en decubitus dorsal, on ne laisse passer le liquide que par à-coups pour éviter la surdistension et sous le contrôle de l'écran qui permet de suivre pas à pas le cheminement du mélange opaque. Ce lavement est presque toujours admirablement toléré | et gardé même par les sujets les plus craintifs qui sont surpris euxmêmes de supporter aussi bien une ‘opération qu'ils appréhendaient beaucoup. On contrôle après évacuation du lavement une fois les clichés voulus pris. On pourra apprécier l'aspect de la
muqueuse et prendre des clichés en série des régions suspectes.
— Le lavement peut être effectué à l'aide de produits opaques sous forme colloïdale. Les grains opaques se fixent à la muqueuse (étude de Maingot et ses collaborateurs (29). Mais la technique est délicate et se heurte à des difficultés en ce qui concerne l'approvisionnement des sels d'oxyde de thorium employés. « Les bienfaits de l'exploration radiologique, si grands si merveilleux qu'ils soient, ont des limites qu'il ne faut pas oublier. Elle n'est qu'une part d'un examen clinique complet. »
— Lavement baryté au tanin (34).
On ajoute au lavement du tanin dans la proportion de | % (tanin à l'éther). La solution doit être préparée extemporanément en versant dans environ 100 cc. d'eau chaude 20 grammes de tanin en poudre. La solution est brune, limpide et ne se conserve pas car elle s'oxyde rapidement à l'air. Cette solution est versée dans un bock et le volume complété à deux litres avec du sulfate de baryum, ce qui donne la concentration de | %, indiquée. L'étude de cette méthode a été faite aux Etats-Unis et les auteurs rapportent une statistique de 4.225 cas sans accident dû à l'emploi du tanin et a été reprise en France dans le service du Docteur Porcher à l'Hépital Saint-Antoine (50 cas).
Il. — L'ingestion orale.
Elle seule permet d'étudier la physiologie du gros intestin et la durée du passage dans ses divers segments. La durée du transit
est variable même pour des sujets normaux.
Le repas opaque ou le lait opaque sont fractionnés en quatre prises réparties sur 24 heures {suspension dans 500 cc. d'eau de 200 à 300 grammes de sulfate de baryum). Un repas unique n'opacifie que partiellement le côlon. On n'obtient que des images segmentaires du cadre colique.
Le transit colique par voie haute se réalise’ suivant l'horaire moyen suivant :
— le cæcum est opacifié en trois à quatre heures et son remplissage est terminé huit à neuf heures après l'ingestion opaque.
— l'angle colique droit et le côlon transverse sont atteints entre neuf et douze heures.
— l'angle splénique, quatorze et seize heures après.
— le’ côlon descendant et le célon sigmoïde, seize à vingtquatre heures après.
— le rectum est atteint entre vingt-quatre et trente heures.
Pour obtenir des renseignements valables, il faut de nombreux contrôles, radioscopiques. Une contre-indication des repas multiples s'impose quand il y a des signes cliniques de sténose colique.