V. Hugo
Chantons ! disent les uns dans un joyeux délire,
Divin lot !
De crainte que demain n'arrache à notre lyre
Un sanglot !
P. Diuéa.
Voici des coupes analogues avec d'autres mètres :
Les lois de ce monde oi^ tout passe
Ne nous voilent pas l'Eternel ;
Progrès, amour, espoir vivace
Viennent du ciel.
Laarent de Faget.
Tout est ponr nous plein de mystère
Dans le ciel bleu ;
Tout ce qu'on trouve sur la terre
Remonte à Dieu.
Bergaes-Lagarde.
L'aigle, ce roi des hauts sommets déserts,
Mesure au vol leurs fières altitudes ;
Mais que voit-il en planant duns les airs ?
— Des solitudes !
Mathilde Burnand.
Dans le genre iambique, Talexandrin est suivi d'un octosyllabe :
jan*ais des intrigants tu ne fus le complice ;
Superbe, sans cesse en éveil,
Ta raison s'éleva toujours vers la justice
Comme l'aigle vers le soleil.
Gaston Bastit. (A André Chénier)
Cette coupe convient également à l'élégie :
j'avais gravé nos noms sur l'écorce d'un chêne ;
Vers ce confident j'ai couru :
Robuste, il est debout I moi, courbé^ je me traîne.
Et nos deux noms ont disparu I
6(!orges Bonret.
Voici encore d'autres combinaisons :
Celui-là qui fut grand comme un dieu, dans la tombe
Dort à jamais son lourd sommeil, Et sur son front pâli, la céleste colombe Met le baiser d'amour et le laurier vermeil.
Elle a grand front, pâle visaije,
Petite bouche, air triomphant.
Et pieds d'enfant
Que dans ma main je mets en cage.
Jules Daveigno.
De l'arbre abattu par l'orage,
Suspendus aux rameaux qui leur servaient d'appui,
Les fruits, les fleurs et le feuillage
Ne tombent-ils pas avec lui ?