‹ Étude raisonnée de la versification françaiseChapitre 40 sur 73 · AU BORD DU LAC · texte numérisé non relu

AU BORD DU LAC

Au bord du tac, sous la feuille indiscrète, En souriant, Daphné la bergerette, Sur les flots clairs se penchait pour se voir Et murmurait tout bas : quel beau miroir !

Un cri d'oiseau fit peur à la coquette :

Des joncs tremblants elle sortit sa tête Et devint pourpre, apercevant Damète Qui doucement était venu s'asseoir Au bord du lac !

— Que fais-tu là, lui dit-elle, inquiète ?

— Vois, reprit-il, malicieux, je guette, Le cœur ému d'un vague et doux espoir, Un astre pur, une étoile du soir

Q^i, chastement, dans Tonde se reflète Au bord du lac.

Amable DUBRAC.

La coupe du rondel à la manière de Charles d'Orléans nous paraît préférable.

Ici, la pièce est divisée en deux quatrains et une stance de cinq vers, et c'est le premier vers tout entier qui se répète à la fin, après avoir déjà reparu après le sixième vers, suivi là du deuxième, ce qui fait ressembler quelque peu le rondel au triolet.

Ces petites compositions comportent de la grâce et une douce émotion. En voici deux j olis spécimens:

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