LA TOUR ET LE CLOCHER
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e/f {M. Louis Ulhach.
« Voyez ! disait un prêtre à ses riches fidèles, Cette petite église est indigne de vous :
Elle va s'écrouler ; déjà les hirondelles Y font leurs nids dans tous les trous. »
Et c'était vrai : Téglise avait Taîr d'une grange,
Elle prenait jour par le toit ; Le diable, avec sa fourche, eût paru moins étrange
Que le bon Dieu dans cet endroit !
Mais si le vieux curé n'avait ni paix, ni trêve, S'il passait quelquefois des nuits sans se coucher,
S'il vivait comme dans un rêve, C'est qu'à son nouveau temple il voulait un clocher : Un clocher écrasant la haute tour antique
Qui faisait l'orgueil du pays, Un clocher plus haut qu'elle, une flèche gothique S'élançant vers le ciel, plus haute qu'à Paris ! Et le souci hantait Pâme de ce brave homme,
ÉTUDE SAISONKÉE
— Son clocher aurait un cadran - II prEchait la croisade, il mendiait a Il devenait presque tyian.
Le
în, l'ceuvre aboutit et le triomphe ipproche : bilira l'église à câté de la tour.
Juste à son pied, comme un reproche, cœur est donc jaloux en dehors de l'amour ?
Bref, la première pierre, au printemps, tut posée
Et, moins de deux étés après.
Par un joli matin, humide de rosée.
Le prEtre oflicia sous le clocher tout frais, La tout, lourde et massive, avait regardé naître. Sans humeur, sans courroux, le long clocher pointu. Le trouvant, à ses yeux, trop grand, trop beau peut-êire,
Pour posséder quelque vertu.
I.c curé, satistait, ne garda pas rancune A l'ancien monument qui le ginait d'abord ; Pourvu qu'il contemplât, montant droit vers la lune, Son élégant clocher, le reste allait d'accord...