SO) EE
relevant de la syphilis parmi les syphilitiques “est de 57,9 0/0. ï
S2. — Statistique Parkes Weber
Sur 500 décès de la North British an! Mercantile Insurance Company, 30 sont causés par la syphilis, on.suppose 100 syphilitiques, la mortalité relevant de la syphilis parmi les syphilitiques et de 30 0/0. :
$ 3. — Statistique Byrom Bramwell
Sur 3.658 décès de la Scottish Wdow's Fund. 82 sont causés par la syphilis ; on suppose 731 syphilitiques. la mortalité relevant de la syphilis parmi les syphilitiques
serait de 11,2.
S 4. — Statistique Blasclho
Sur 5.574 décès de la Victoria, 295 sont dus à la syphilis ; on suppose 1.115 syphililiques, la mortalité relevant
de la syphilis parmi les syphilitiques serait de 26,45 0/0,
$S5. — Staistique K leinschmidl
Sur 2.503 décès de la Vatirlændische Lebenversicherungs- Gesellschaft, 155 sont dus à la syphilis ; on suppose 500 syphilitiques, la mortalité relevant de la syphilis parmi les syphilitiques serait de 31 0/0.
Quoique ces deux ordres de calculs nous conduisent à des
Alexandre ê
No
résultats absolument analogues, nous ne retiendrons que les 5 premières statistiques obtenues en ne considérant que des malades sûrement syphilitiques, que leur syphilis ait été diagnostiquée dans les cliniques hospitalières ou par les médecins des compagnies d'assurances, Tandis que dans les statistiques de la deuxième série, le nombre des syphilitiques est évalué très arbitrairement.
Or nous trouvons que la syphilis est la cause principale
de la mort :
Dans les cliniques hospitalières :
De 15 0/0 des cas Matthes (Iéna).
De 20 0/0 des cas Woldvogel et Sussenguth (Gottingen).
Dans la clientèle des compagnies d'assurances :
De 28.7 0/0 des cas Gollmer (Gotha).
De 40 0/0 des cas Blaschko (Berlin).
De 51 0/0 des cas Kleinschmidt (Elberfeld).
A quoi attribuer cette surmortalité énorme parmi les syphilitiques des compagnies d'assurances ?
Plusieurs raisons peuvent être invoquées. D'abord les malades qui figurent sur les listes des cliniques de léna et de Gœttingen sont des malades qui sont allés à l’hôpital pour se faire soigner, on est en droit d'admettre qu’ils ont été suffisamment traités par des médecins compétents, spécialisés dans l'étude de la syphilis. Tandis que nous ne savons rien du traitement suivi par les clients des compagnies d'assurance ; si plusieurs d'entre eux ont peut-être suivi un traitement méthodique, peut-être qu'il en est beaucoup d’autres qui ont été insuffisamment traités.
Le Bot
En second lieu, les malades admis dans les compagnies d'assurance ont subi une sélection médicale, les tuberculeux au moment de l'admission ont été soigneusement éliminés. On peut en effet constater sur les nomenclatures des causes de décès combien le nombre des décès par tuberculose est restreint parmi les syphilitiques assurés. Si les statistiques recueillies dans les cliniques nous montrent ce fait important que les syphilitiques pauvres ne meurent pas plus de la tuberculose que les non syphilitiques, il n'en est pas moins vrai que beaucoup de syphilitiques qui devaient mourir de tuberculose n’ont pas été admis par les compagnies d'assurance sur la vie, ce qui augmente d'autant le pourcentage des syphiliques morts de leur syphilis.
Mais indépendamment de ces deux fonctions considérables, sélection et traitement, n’est-on pas obligé d'admettre que la différence du terrain sur lequel évolue la syphilis entre pour beaucoup dans la différence de mortalité ?
Les riches ne sont donc pas seulement plus souvent
frappés que les pauvres, ils le sont aussi plus gravement.