Traitement par l’élher. — Ajouter au mélange acide
la moitié de son volume d’éther sulfurique ordinaire. Agiter très doucement d’abord, puis de plus en plus fort, de manière à oblenir une émulsion homogène.
D. — Centrifugalion. — Centrifuger cette émulsion avec les précautions habituelles. Cinquante à cent tours de manivelle avec le centrifugeur à main suffisent amplement. Il se forme 4 couches : 1°, l’éther, chargé de graisse et de matières colorantes ; 2, une épaisse couche formée de détritus non figurés et non déterminables ; 3, une couche de liquide acide et coloré ; 4, le culot renfermant les parties lourdes : débris de végétaux, kystes de Protozoaires, œufs d’Helminthes.
On se débarrasse des 3 couches supérieures en retournant le tube d’un coup sec. Le culot reste adhérent au fond et on remplit de nouveau les tubes pour continuer la centrifugation. Finalement, on obtient dans un culot de très faible volume tous les œufs d’helminthes, mélangés à quelques débris lourds.
Cette technique présente de très grands avantages :
On obtient des champs très iclairs. Ils sont un péu obscurcis dans le cas où les fèces sont chargées de cellules de pommes de terre ou de haricots. Dans ce dernier cas, il semble que l’on ait avantage à choisir la
méthode de Rom. Elle utilise le réactif de ScHWEeïITzER
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qui dissout à froid la cellulose et permet ainsi l’obtention de champs très clairs, quand celle-ci est très abon-
dante. La concentration des œufs d’helminthes est excel-
lente. Il n’y à exception que pour les œufs d’Ascaris, qui ne sont guère enrichis. Pas plus que Prrot, qui l'avait aussi remarqué, nous ne nous sommes expliqué ce phénomène.
La méthode de Teremann-LanGeroN a enfin l’avantage d'utiliser un matériel que l’on trouve dans les laboratoires les moins outillés. En particulier, elle n’exige pas l'emploi d’une centrifugeuse électrique, ce qui a un grand intérêt pour les laboratoires coloniaux.
Mais cette méthode a l'inconvénient de nécessiter une certaine quantité de matériel : deux flacons à large goulot, bouchés à l’émeri — des billes de verre — plusieurs centrifugations successives.
D'autre part, si elle concentre convenablement les kystes de Protozoaires, elle les abîme généralement beaucoup, au point de ne pas permettre leur identification. RogBix, qui a déjà fait la même remarque, en donne une mauvaise raison. Si l’altération des kystes n'était due qu'aux centrifugations, le procédé de Yorke devrait les abîmer. Or il n’en est rien. Nous croyons bien plutôt que ce sont les produits utilisés qui, par osmose, passent
au travers de la paroi kystique et plasmolisent ces kystes.
2° — MérHope DE YoRKkE-Apams
Une masse de fèces, de la grosseur d’une noix environ, est broyée dans un petit morler avec un peu d’eau, L'émul-
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sion ainsi faite, est entièrement agitée avec 500 cc. d’eau, puis versée dans un haut cylindre de verre et laissée en repos pendant 15 minutes environ. Ce temps est suffisant pour permettre aux particules fécales les plus grosses et les plus lourdes de tomber au fond du cylindre, et à une petite écume de matières très légères de s’accumuler à la surface ; l’'écume est ôtée ; la masse du liquide est alors soutirée au moyen d’un siphon. On laisse au fond un pouce environ (2 cm.) de la masse précipitée qui est rejetée. Le liquide qui a été décanté est placé de nouveau dans un autre cylindre haut et laissé au repos pendant la nuit, temps pendant lequel tous les kystes, avec une certaine quantité de matériel fécal, se sont déposés au fond du cylindre.
Le liquide surnageant est de nouveau soutiré au moyen d’un siphon et rejeté ; le précipité contenant les kystes est lavé plusieurs fois par agitation avec de l’eau. puis œentrifugé. Par ce moyen, un dépôt est finalement obtenu, qui consiste seulement en particules fécales fines avec relativement peu de bactéries et la majorité des kystes. Si l’on désire hâter le procédé, le liquide originel, qui à été décanté du grossier dépôt fécal, après une sédimentation de 15 minutes, peut être immédiatement centrifugé au lieu d’être laissé au repos toute une nuit, et le dépôt lavé à plusieurs reprises avec de l’eau, comme il a été dit plus haut.
Si les kystes dans les fèces étaient rares, ou si, pour une raison quelconque, une concentration élevée de kystes est exigée avec un matériel de fèces réduit, la modification suivante du‘procédé que nous venons d'exposer donne d’excellents résultats.
Comme il a été dit plus haut, les fèces sont rassemblées dans un petit mortier avec de l’eau et l’émulsion est secouée avec 900 où 1.000 cc. d'eau versée dans un cylindre de verre haut, enfin laissée au repos pendant un quart d’heure pour se débarrasser du matériel fécal grossier. Le liquide surnageant est retiré ; il est soit centrifugé, soit laissé au repos pendant la nuit. dans un cylindre de verre. Le dépôt est alors secoué énergiquement avec une solution de sucre de canne
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dans l’eau (poids spécifique de 1080 environ) et centrifugé à grande vitesse. Le résultat de ce procédé est la séparation de la grande majorité des kystes du matériel fécal restant, les fèces étant précipitées et les kystes flottant dans le liquide surnageant. Celui-ci est retiré, dilué dans à peu près 4 fois
son volume d’eau et ensuite centrifugé à grande vitesse, Par ce procédé, un petit dépôt est obtenu ; il contient un grand nombre de kystes et une quantité relativement faible de matières fécales. Le dépôt est alors lavé plusieurs fois avec de l'eau, pour le débarrasser de toutes les traces de sucre et de la majorité des bactéries restantes.
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Cette méthode est excellente pour les kystes de Protozoaires pour lesquels elle a été établie : elle les concentre parfaitement elle ne les abîme pas, elle les conserve vivants. Le peu de bactéries restant, la propreté ds culots de centrifugation, la conservation de la vie des kystes, tout permet de pratiquer des cultures ultérieures d’amibes à partir de kystes.
Mais cette technique demande un temps énorme : ou l’on consent à attendre le lendemain pour poursuivre les opérations, ou il faut se résoudre à centrifuger au moins boo cc. de liquide pour une seule selle.
De même elle exige un matériel imposant : centrifugeuse électrique, mortiers, cylindres de verre à grande contenance, etc. Le laboratoire est transformé en usine.
C'est un procédé qui est rarement praticable.
h° — TECHNIQUE PERSONNELLE
Notre technique, nous l’avons indiqué précédemment,
se résume ainsi :
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