‹ Étude Statistique Sur Les Applications De Forceps Chez Les MultiparesChapitre 29 sur 59 · RENTREE · texte numérisé non relu

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sieurs cas, on fut forcé d'intervenir à cause de la lenteur du travail, et en particulier dans les dbs. 82, 99 et 131 on recourut au forceps chez des femmes dont les contractions étaient faibles, fugaces et très irrégulièrement espacées. Il faut en effet, pour que l'expulsion du fœtus arrive dans les conditions normales, que lPutérus se contracte fréquemment, au moins toutes les trois, quatre ou cinq minutes, que ses contractions soient totales, qu’elles soient prolongées, et surtout qu’elles soient énergiques et produisent la force nécessaire pour amener d’abord la dilatation de l’orifice, puis la rupture des membranes, enfin l'expulsion du fœtus.

Lorsque les contractions utérines ne provoquent qu'une force insuffisante à produire l'expulsion du fœtus, on dit qu'il y à inertie utérine, et parfois les contractions sont faibles dès l’origine et restent faibles durant toute la durée du travail, on ne peut pas attribuer alors cette faiblesse à une fatigue de l’utérus, résultat d’une lutte prolongée contre un obstacle trop résistant; M. le professeur Tarnier marque cette distinction en donnant à ces cas le nom d'inertie utérine primilive par opposition aux cas où les contractions d’abord fortes et régulières s'arrêtent par une sorte d’épuisement de la puissance musculaire de l’organe : il donne à ces derniers cas le nom d'inertie utérine par épuisement.

Enfin dans d’autres cas on fut en présence de placentas insérés sur le bord ou à une faible distance de l'orifice utérin qui furent la cause parfois (Obs 88,117) d'une hémorrhagie grave qui nécessila l'intervention rapide.

Dans deux cas (57, 62) ce fut l’albuminurie avec me-

BAR TER nace d'éclampsie qui fut l'indication du forceps. Dans l’obs. 57 le placenta était en outre inséré à 3 cent. de l’orifice.

Quelquefois des modifications du côté du col viennent encore ajouter une difficulté nouvelle à l'expulsion du fœtus. Dans l'obs. 100, par exemple, l’orifice ulérin présentait un œdème considérable à la partie droite et antérieure.

Enfin les procidences d’un membre ou du cordon peuvent toujours dans les bassins viciés comme dans les normaux venir compliquer l’accouchement.

Nous allons examiner quelles sont les différentes indications auxquelles on a obéi dans les 69 observations qui font le sujet de cette statistique. On peut diviser ces indications suivant leurs causes en :

Causes dépendant de la mère.

Causes dépendant du fœtus.

Causes dépendant des annexes (placenta, cordon, etc.).

Mais souvent la cause de la dystocie qui crée la nêécessité d'employer le forceps n’est pas unique. A côté de la cause principale (la viciation pelvienne, par exemple, chez la mère), viennent s'ajouter d’autres causes dépendant du fœtus (son volume exagéré, entre autres), et quelquefois aussi des difficultés provenant des annexes, par exemple une procidence du cordon ou une insertion vicieuse du placena.

Dans l'énumération suivante, nous avons groupé à côté du n° de l’obs., d’abord la cause qui nous paraît indication principale de l'intervention et à côté d'elle la ou les causes secondaires.

. Diam. P. S. P — 8 1/2. Enfant de 3. 450 gr. Diam OF =

SA QN NE Bassin vicié. Diam. P. S. P. = 9, 2.

Diam. P. S. P = 10, 4.

AS OMIS SAS BP 0172 BOL = Ar SES IUR — 94/2. Disproportion entre la tête fœtale et l'aire du détroit supérieur.

. Diam. P. S. P =9 c. sans déductidn : 2 tentatives de forceps en

Yillè. Enfants BP 10472: Bol 9°2

. Diam. P.S. P — 9 c. Garçon de 4.300 gr. Diam. O F —13;

DM BTP A0 BTS 14/2;5S0 BEM Diam. P. S, P — 9 c. Enfant de 3.339 gr.

. Diam. P. S. P — 9, 8 ; avec symphyse élevée. Enfant de

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