‹ Etude Sun Le Sternaspis ScutataChapitre 4 sur 21 · CARACTÈRES EXTÉRIEURS · texte numérisé non relu

CARACTÈRES EXTÉRIEURS

Les Sternaspis sont de taille très variable suivant l’âge, J'en ai trouvé ne dépassant pas quelques millimètres. Entièrement étendus, les plus grands ne dépassent pas ordinairement 30 millimètres sur 10 millimètres de largeur; ils sont alors renflés en avant et en arrière avec un rétrécissement notable vers le milieu ou plutôt un peu en avant du milieu du corps (fig. 1, pl. 18).

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A l’état de repos toute la portion antérieure du corps s’invagine jusqu'aux appendices sexuels (A...) iL’animal est alors atténué en rpointe obtuse «en avant. La bouche (B, fig. 9) est surmontée-d’une petite proéminence arrondie, le lobe:céphalique, avec lequel elle se trouve placée dans le premier anneau; elle est.un peu ventrale (fig. 1).

On remarque-ensuite trois. couronnes de:soies Sn sur les lignes médianes dorsale et ventrale, et composées par conséquentchacune de deux faisceaux latéraux; ceux-ci sont placés à lalimite postérieure des2*, 3° et 4° anneaux (S.a.,fig.16 et 17), quis'élargissent notablement d'avant en arnière. Les faisceaux sont presque égaux; cependant Je 4*.est un peu plus large que le 2et celui-ci plus large que le 3°; il en résulte que les bandes ventrale:et dorsale quisont dépourvues de soies, vont en s’élargissant d'avant en arrière (fig.1). Cetélargissement est bien plus marqué pour la bande ventrale que pour la dorsale.

Dans chaque faisceau les soies augmentent de longueur et d'épaisseur à mesure qu'on se rapproche du dosselles sont au nombre. de 10 à 15,etmème plus, visibles à l’œilnu; les soies les plusfortessont donc placées dorsalement dans des six faisceaux ; Comme :6es soies servent .de points d’appui dans les mouvementside l'animal, l'ensemble deces dispositions me semble indiquer que c’est sous la vase et non pas à sa surface, quele Sternaspis doit cheminer habituellement à l’état naturel, c’est-à-dire quand il ne:se trouve pas réduit à une faible couche boueuse placée au fond d’un cristallisoir, comme cela avait lieu dans mes observations.

À partir du quatrième dissépiment, les anneaux (5°, 6° et 7°) deviennent moins larges d’avant en arrière ; en même temps leur diamètre transversal diminue, de sorte que de corps offre ici un très notable rétrécissement..A la limite postérieure du 7° anneau et sur la face ventrale, on voit deux appendices légèrement coniques (4.5., fig. 1);ce sont les appendices externes des organes sexuels; is servent à pondre les œufs ou.à excréter le sperme; ils sontmarqués d’anneaux comme le corps luimême dont ils possèdent la teinte grisâtre.

LE STERNASPIS SCUTATA. 7

Lessept premiers segments constituent la portion rétractile du corps; elle offre une couleur: plus blanche, moins foncée que la portion postérieure. Viennent ensuite huit anneaux avec dissépiments imterrompussurles faces dorsale et ventrale ; leur diamètre va en augmentant: davant'en arrière. Le huitième anneau confine au bouclier:qui recouvre:la région postérieure de la face ventrale du corps, tandis que-la face dorsale montre d’abord quelques anneaux incomplets (4 à 7), puis se termine en arrière par deux paquets touffus de filaments rougeûtres, ce sont les branchies (fig. 1,3, 16, F. B.) insérées sur deux plaques perforées (fig. 3, P.P.); les plaques sontun peu obliques de dehors en dedans et d’arrière en avant ; dans l’angle obtus qu'elles forment ainsi entre elles, se trouve placé l’anus que les branchies cachent ordinairement d’une façon compiète. La portion postérieure non rétractile du corps porte sur les lignes dorsale et ventrale, deux bandes assez larges (fig. 1) caractérisées par l'absence de dissépiments; ces bandes ne s’étendent pas à la portion antérieure rétractile du corps.

Comme le dit Vejdovsky, le corps semble donc se composer de 19 à 20 segments, ou 22 chez les plus grands sujets; savoir 7 pour la région rétractule, 8 pour la région moyenne, des appendices sexuels au bouclier, et 4 à 7 pour la région du bouchier. Mais il faut remarquer que le bouclier est garni sur tout son pourtour, sauf au milieu de son bord antérieur, de faisceaux de soies, et il semble assez plausible de considérer ces’ faisceaux comme indiquantle nombre des anneaux qui ont, par leur fusion, constitué la partie postérieure de lanimal; ces faisceaux sont au nombre de 17 (fig. 1, pl. 18, et fig. 31, pl. 21) de chaque côté; seulement l’un d’eux, le premier, me parait devoir être attribué au 19° segment qui confine postérieurement au bouclier ét qui ne possède pas, comme les segments 8-14, des soies rudimentaires. Le premier faisceau est du reste moins développé que les subséquents et semble presque intermédiaire, par ses dimensions, entre ceux-ci et les faisceaux rudimentaires. La région du bouclier serait donc formée par la coalescence de 16 segments, ce qui Joint aux

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15 segments complets antérieurs, restés distincts, ferait 31. Cette manière de voir se trouve corroborée par la disposition de la partie postérieure du tronc nerveux évidemment constituée par la fusion de plusieurs ganglions.

Outre les sillons marquant la place des dissépiments, le Sternaspis présente encore sur toute la région postérieure de son corps, sauf sur les deux bandes médianes, des stries longitudinales irrégulières; ces stries deviennent très apparentes chez les animaux conservés dans l’alcool. C’est à cette particularité que se rapporte la description de Malmgren qui a cru devoir faire une espèce particulière (Sternaspis assimilis Malmgren) pour des individus conservés dans l’alcool et provenant de l’île de Ré près de la Rochelle (1).

Le bouclier se distingue par sa couleur d’un brun foncé ; il est recourbé sur ses côtés et un peu proéminent par son bord postérieur ; nous y reviendrons plus loin.

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