‹ Étude sur Alain ChartierChapitre 16 sur 30 · XX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XX AVANT-PROPOS

forme à l'esprit chevaleresque, ne fût-ce que par cette invocation qui, au début de l'ouvrage, rappelle que le nom vénéré de la glorieuse Vierge Marie avait été consacré par la chevalerie elle-même sous ce beau titre de Notre-Dame adopté par l'Eglise.

Nous rappellerons encore une dernière preuve empruntée à M. Dufresne de Beaucourt. Le frère d'Alain Cbartier, Guillaume Chartier, évêque de Paris, a joué dans les événements de son temps un rôle considérable, et les deux frères étaient unis par une amitié que nous verrons attestée dans le Curial. Il est donc naturel de supposer qu'Alain, écrivant la vie de Charles VII, n'aurait pas négligé de faire à son frère la placQ qui lui convenait dans l'histoire, d'autant plus que l'amitié fraternelle se conciliait parfaitement ici avec l'impartialité historique. Or, dans la biographie qui nous occupe, nous ne trouvons sur l'évêque de Paris que quelques lignes qui accusent évidemment l'indifférence d'un esprit qui n'aimait pas plus à s'arrêter sur le rôle du clergé que sur celui de l'Université.

Concluons donc de tout ceci qu'après avoir renvoyé à qui de droit cette utile mais indigeste histoire de Charles Vil, il faut renoncer absolument à y chercher, comme on Ta fait trop souvent, la date de la naissance et celle de la mort d'Alain Chartier.

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