AVANT-PROPOS. XI
restée inconnue, que nous donne M. Quicherat, peut sinon l'absoudre entièrement, du moins diminuer de beaucoup sa part de solidarité dans Taccusation d'ingratitude si justement intentée à Charles VII et à ses courtisans.
Mais dans tout ce qui a été dit récemment au sujet de notre auteur, rien, nous devons l'avouer, ne nous a plus frappé que les pages émues qui lui ont été consacrées pai' M. Lenient dans son beau livre sur la Satire en Franee au fnoî/en^âge, et nous lui en avons trop d'obligation pour qu'il ne nous permette pas de lui en exprimer notre reconnaissance après tant d'autres plus compétents que nous en pareille matière. Il nous permettra sans doute aussi d'ajouter que la dédicace d'un pareil livre a dû être une des dernières et des plus vives joies du docte et regrettable J.-V. Leclerc, une des gloires assurément les plus solides et les plus durables de notre Université, et que cette dédicace appelle avec tant de raison « le savant restaurateur de nos antiquités nationales » et le digne héritier des Bénédictins. »
L'éveil étant ainsi donné désormais à l'opinion publique, qui ne peut manquer d'être frappée comme nous des terribles analogies que présente avec notre temps l'époque d'Alain Chartier, surtout à la date du Quadrilogue, c'était à la patrie de ce poète orateur, à la Normandie, que semblait plus particulièrement appartenir l'initiative des recherches nouvelles provoquées par cette espèce de mise en demeure et d'appel adressé au monde savant. C'est ce qu'a parfaitement