‹ Étude sur Alain ChartierChapitre 6 sur 30 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

grande partie, tout en le complétant sur plusieurs points essentiels, son premier jugement, sans faire grâce toutefois aux poésies, qu'il condamne d'une manière plus que rigoureuse. C'était là un hommage rendu aux belles leçons de M. Géruzez, qui, lorsqu'il suppléait M. Villemain dans le cours d'éloquence française en 1835-1836, avait eu le premier l'heureuse fortune de reconnaître dans la lecture du Quadrilogne, et de signaler avec l'accent d'une légitime sympathie, un des côtés les plus injustement méconnus jusque-là de la figure littéraire d'Alain Chartier.

Peu de temps après que le cours de M. Géruzez eût fait à notre littérature cette espèce de restitution, un émiuent historien qui, partant de vues élevées et profondes, a éclairé d'un jour tout nouveau le côté littéraire de notre histoire, M. Henri Martin, dans le tableau si animé où il nous dépeint le mouvement patriotique qui, au commencement du XV® siècle, a décidé du salut de la monarchie, a très-bien fait voir dans le Quadrilogue l'antécédent littéraire de la miraculeuse mission de Jeanne d'Arc. M. Quicherat, de son coté, dans son importante publication sur les procès de condamnation et de réhabilitation de notre héroïne, a rendu à la mémoire de l'auteur si bien inspiré de ce même Quadrilogue un service dont il semble qu'il avait grand besoin même devant ses plus sincères admirateurs qui ne pouvaient s'expliquer son silence en ce qui concerne Jeanne d'Arc : la lettre d'Alain Chartier, inédite ou du moins

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