‹ Étude sur ÉpictèteChapitre 4 sur 24 · X AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT- PROPOS

cette doctrine, sur Tesprit et la forme de cet enseignement. Il ne s'agit pas pour cela de Tisoler; mais, au lieu de le rattacher aux représentants les plus lointains du stoïcisme, on peut se borner à le rapprocher de ses antécédents immédiats, en le rattachant particulièrement au maître dont il subit Tinfluence directe et dont il entendit les leçons dans sa jeunesse, à Musonius Rufus *. Précisément, nous avons encore quelques-unes des leçons de Musonius, conservées sous une forme, non pas identique assurément, mais au moins comparable à la forme sous laquelle nous sont parvenus les Entretiens d'Épictète. Or, si la doctrine de celui-ci est la doctrine de Zenon et de Chrysippe, on ne peut nier qu'elle se présente dans les Entretiens sous un aspect tout particulier. Cet ouvrage est un recueil de leçons notées au jour le jour par un auditeur. Ne peut-on, à l'aide de ces notes, voir comment une doctrine, connue dans ses principes et dans ses grandes lignes, est traitée, non par un théoricien, mais par un éducateur qui s'est donné pour mission, non pas de transmettre un système, mais de s'en servir pour former des hommes ? Ne peut-on, les Entretiens en main, pénétrer dans Fintérieur de l'école d'un des plus célèbres professeurs de philosophie de lantiquité, le voir à l'œuvre et, en quelque sorte, dans l'exercice de ses fonctions, essayer de saisir sa méthode et lui demander à lui-même comment il entendait et pratiquait l'enseignement?

* Sur Musonius, nous avons consulté parliculiéreiuenl : P. \Veadland, Quaestiones Musonianae, Berlin, 1886. Du même auteur, IVlude sur Philon citée page ix, note 2, qui est

suivie d'un appendice sur Musonius.

R. Hirzel, ouvn cité, page ix, noie 2.

Th. Pfliegor, Musonius hei Stobaeus, Fribourg, 1897. Les citations de Stobée renvoient à l'édition Meineke, toutes les fois queTédition Wachsmuth-Hense n*estpas expressément indiquée parles abréviations W, ou H.

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