‹ Étude sur Gaius et sur quelques difficultés relatives aux sources du droit romainChapitre 1 sur 14 · Utilité de cette étude · texte numérisé non relu

Utilité de cette étude

1. — La découverte des Institutes de Gaius a opéré une véritable révolution dans la science du droit romain, surtout au point de vue historique. De nos jours on étudie autant les Institutes de Gaius que celles de Justinien : les unes sont le complément nécessaire des autres, ou pour mieux dire en préparent la connaissance. Aussi s'est-on beaucoup occupé de Gaius, de sa vie, de ses écrits, de la découverte du manuscrit de Vérone. Mais les différentes questions qui se rattachent à ce jurisconsulte, n'avaient pas encore été rapprochées les unes des autres, et réunies dans un travail général lorsque parut, en 1867 ,1a première édition de cette monographie. J'avais pensé qu'à une époque où les Institutes de Gaius occupaient une si grande place dans les études de droit romain, il n'était pas inutile de grouper, dans un travail spécial, toutes les conjectures et les opinions qui ont été émises dans des études partielles publiées

\ ETUDE SUR UAIUS.

en France, en Allemagne el en Italie. A ces appréciations, je me suis permis de joindre celles qui m'ont été suggérées par une lecture attentive el plusieurs lois répétée des commentaires de Gaius el aussi par celle des monographies déjà parues. En 18b!). un professeur éminent a aussi publié en Allemagne une dissertation de même nature. Toutefois ce savant n'utilise pas ou pour mieux dire no cite pas les travaux publiés en France sur le jurisconsullc Gaius. Bien que sur plus d'une question les solutions soient différentes de celles que j'ai adoptées, je n'en constate pas moins, avec une véritable satisfaction, que les plans des deux écrits, la méthode, l'étendue des développements sont assez souvent à peu près identiques. Tout ce que j'entends conclure de cette observation, c'est que la dissertation sur Gaius, dont on publie la seconde édition, avait sa raison d'être. En admettant que le savant professeur allemand ait complètement ignoré l'existence de cette étude, il n'en reste pas moins acquis qu'elle était nécessaire, puisque, de son coté, il a songé à en écrire une semblable. Cette circonstance fortuite ne m'oblige pas moins, à l'occasion de cette seconde édition, à relever l'antériorité des dates au profit du travail que j'ai publié pour la première fois en 18l>7. Je ne me crois pas non plus obligé à suivre l'exemple de mon savant collègue, et j'aurai soin à l'occasion, pour rester aussi complet que possible, de lui faire des emprunts, d'exposer ses doctrines, sauf à les combattre, s'il y a lieu.

Sur le nom de G-aius.

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