‹ Étude sur HokusaiChapitre 15 sur 33 · ONE ATS MENT UIT · texte numérisé non relu

ONE ATS MENT UIT

(4) 1d., II, 27.

() On croit qu'il est d'essence spirituelle et qu’il peut ainsi toujours s'échapper de captivité. — Esquisses variées, I, 17.

(6) Esquisses variées, [, 16. Dessins d’après nature, 1, 17. — Cf. une peinture sur soie conservée au British Museum (Descriptive catalogue of the collection of japanese and chinese paintings, by W. Anderson, no 1773.)

(7) C'est monté sur une grande carapace de tortue que Djimmou Tenno est censé avoir abordé au Japon. — Esquisses variées, E, 20:

(8) Recueil de peintures, IL, 8.

(9) Esquisses variées, I, 20.

(40): Id., I, 20; 11, 21.

(11) Le Macrocheirus Kaempferi.

(12) Recueil de dessins en style doux et en style sévère, IT, 6. Conseils sur la peinture, II, 12.

(13) Esquisses variées, IH, 21 ;. XIIT, 14, 15. Recueil de peintures vivantes, 15, 16.

(14) Esquisses variées, II, 21.

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rouges (1), l’anguille (2), la lamproie (3); dans la mer, plus féconde ici qu’en aucun lieu du monde,les maquereaux (4), aux infinies variétés, le saumon (5), la sole (6), la raie (1), la précieuse dorade (8), les sardines (9), la seiche (10), et un monde de poissons étranges, dont

quelques-uns sont venimeux (11), un pullulement de :

monstres aux ventres énormes, aux hures comiques, hérissés d’épines, armés de sabres, ornés de têtes et de queues invraisemblables (12) ; en même temps que l'océan, formidable créateur, enfante les baleines (13) énormes, les requins (14) anthropophages, les horribles poulpes (15), et à côté, les étoiles de mer (16), les oursins (17), les coraux brillants (18), les éponges (19) enfin dontune variété (20),

(1) Equisses variées, IT, 21.

(2) Id., I, 19 ; IT, 22. Recueil de peintures, II, 8, 9.

(3) Esquisses variées, II, 21, 22.

(4) Id., 1, 19. Dessins d’après nature, 1, 13.

(5) Esquisses variées, II, 21.

(6) Id., I, 19 ; IL, 22. Recueil de peintures, IL, 8, 9.

(7) Esquisses variées, I, 19.

(8) Le tai, poisson le plus recherché des Japonais, aujourd’hui et depuis longtemps, comme en témoigne un de leurs vieux proverbes : « Même pourri, c'est du taï. » — Esquisses variées, I, 19.

(9) Esquisses variées, II, 22.

(10) Recueil de peintures, IL. 8, 9. Conseils sur la peinture, IX, 19, 43. ) Comme le fghou, représenté aux Esquisses variées, I, 20.

) Esquisses variées, II, 21, 22 ; III, 22, et pass.

) Id., I, 22, 23. Recueil de peintures, III, 19.

) Esquisses variées, II, 22.

) Id., I, 19. Recueil de peintures, II,9. Conseils sur lapeinture,1,12.

(16) Esquisses variées, IN, 24, 25.

(17) Id., ibid.

(18) Id., ibid.

(49) Id., ibid.

(20) La Hyalonema siboldi, que vendent les marchands de coquillages de l’île d'Enoshima,

rare et merveilleuse, offre l'apparence d'une longue queue aux crins soyeux de verre filé. Hoksaï nous montre ainsi une collection choisie de toutes les principales formes de la vie animale ; son œuvre, qui contenait déjà un panorama de l'empire et un jardin botanique, s'enrichit maintenant d’une ménagerie, d’une volière et d’un aquarium japonais bien composés ; ajoutez-y le groupe des animaux domestiques, les rats (1), protecteurs de la maison, les chats (2) sans queue, les chiens (3) de couleur orange, le cheval (4), l'âne (5), le bœuf (6), le porc (7), le bélier et sa brebis (8), le bouc et sa chèvre (9), les lapins (10), le coq, ses poules et ses poussins (11), les dindons (12), les

(4) On les considère, peut-être avec quelque raison, comme les avertisseurs des incendies. — Esquisses variées, 1, 15 ; IV, 15; XIV, 28. Conseils sur la peinture, III, 22. Cf. une peinture sur soie conservée au British Museum (Descriptive catalogue.…, n° 4774.)

(2) En japonais : néko, tueur de rats. — Esquisses variées, II, 21; XIV, 14.

(3) Esquisses variées, II, 21 ; IV, 45 ; XIV, 22, 23.

(L) TA SIN "8, 9, A0, 11, 45: VI, 6,7, 8,93 IX, 26; XIV, 49, 20: Conseils sur la peinture, IL, 24, etc... Cf. Cent chevaux et cent bœufs.

(5) Esquisses variées, XIV, 19, 20:

(6) Zd., I, 14 ; IV, 15; XIV, 20, 21. Recueil de peintures, I, 7, 8. Recueil de dessins en style doux et en styles sévère, I, 8, 9. Livre de dessins sur un choix de poésies chinoises à vers de cinq pieds, Il, 23. CF. Cent chevaux et cent bœufs.

(7) Esquisses variées, IV, 15 ; XIV, 17.

(8) Id. XIV, 17.

(O) 12, AR TI, 21 ;-XEN, 17:

(10) Id., I, 44 ; IV, 15. Conseils sur la peinture, II, 16. Recueil de peintures vivantes, 9, 10.

(11) Esquisses variées, I, 15; II, 20 ; II, 26; IV, 16. Livre de dessins d'oiseaux et de fleurs, 28, 29. Conseils sur la peinture, IX, 26. Recueil de dessins en style doux et en style sévère, I, 2, 3. (Cf. une gravure reproduite dans Gonse, op. cit., vol. I, p. 287.)

(12) En japonais : shitchimentchô, l'oiseau à sept visages. — Esquisses variées, LI, 26.

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canards (1), le paon (2) qui éblouit toute la basse-cour des reflets triomphants de sa queue; ajoutez-y aussi les animaux étrangers, chiens (3) et cygnes (4) de Chine, tigres (5) et lions (6) de Corée, autruche (7), chameaux (8) et éléphants (9) et la galerie sera à peu près complète.

A tous ces tableaux du monde des bêtes, comparez ceux que les autres artistes japonais, en particulier les peintres de l’école chinoise, ont consacré aux mêmes objets: quelle supériorité chez Hoksaï, pour la variété des types comme pour l'intensité de la vie ! Du côté des élèves de la Chine, c'étaient toujours les mêmes oiseaux, grues, faisans, - faucons, corbeaux, hirondelles, passereaux, coucous, caïlles, paons et coqs, avec quelques rares mammifères, le singe, le cheval, l’âne, le bœuf et le chien, quelques reptiles connus, serpents ou tortues, de très rares poissons, comme la carpe qui, parce qu'elle remonte les courants, était un emblème de persévérance, et presque point d'insectes ; ces sujets limités recevaient d’ailleurs des expressions traditionnelles, presque toujours semblables et le plus sou-

(1) Esquisses variées, I, 25.

(2) Dessins d'après nature, I, 16.

(3) Esquisses variées, XIV, 19.

(4) Livre de dessins sur un choix de poésies chinoises à vers Le cinq pieds, II, 8, 9.

(5) Esquisses variées, I, 15 ; IV, 16; VIII, 19 ; XIII, 48, 149, 20. Recueil de dessins en style doux et en style sévère, I, 8, 9. Conseils sur la peinture, II, 24.

(6) Esquisses variées, I, 14; III, 20 ; VIII, 5 ; XIV, 25, 26, 27. Jardin des peintures, I, 2, 3. Recueil de dessins en style doux et en style sévère, k, 5. Recueil de peintures vivantes, 16, 17.

(7) Esquisses variées, IIT, 24. Recueil de peintures, IT, 16, 24.

(8) Esquisses variées, XIII, 21; XIV, 95.

(9) 1d:, I, 14; VIII, 5, 13, 18; XII, 17, 48.

vent fort banales; seuls, quelques spécialistes (1), habitués à représenter toujours un même animal ou un même groupe d'animaux, atteignaient à l'originalité vivante. Hoksaï, non content d'élargir son domaine, et sans abandonner les vieilles associations d'idées qu’une poésie naturelle et juste avait établies (2), voulut encore donner à chaque bête sa personnalité individuelle et son âme. Il montra ses animaux en action, et dans leurs actions les plus caractéristiques. Chez lui, les oiseaux chantent, les chiens aboient (3): l'arche immense retentit des cris de tous ses habitants ; chacun aussi s’occupe à sa fonction propre : le coq s’avance en grattant le sol et en gourmandant ses poules, le chat croque sa souris avec béatitude (4) : quelquefois, c’est l’histoire entière d’un animal qui se déroule : le cheval, la vache ont leur épopée (5); en tout cas, les attitudes sont toujours prises sur le vif, même si elles sont très difficiles à rendre, même s’il s'agit de représenter l’allure du poisson qui nage, de l'oiseau qui vole ou du gibier qui fuit devant le chasseur (6), et l'esprit des bêtes rayonne dans la grâce aisée de leurs mouvements. Il ya plus : Hoksaï est trop artiste pour n’avoir pas compris tout ce qu’on peut obtenir en livrant ces formes vivantes aux jeux de l'imagination créatrice, et le grand réaliste s'amuse à déguiser ses bêtes en hommes (7), à

(4) Voy. le chapitre sur L'art japonais avant Hoksaï, pass.

(2) Voy. le Livre de dessins d’oiseaux et de fleurs, le Recueil de peintures d'oiseaux et de fleurs, etc.

(3) Esquisses variées, X, 3.

(4) Id., XIV, 14.

(5) Voy. Cent chevaux et cent bœufs, pass. Cf. Esquisses variées, IV, 8 seq. ; VI, 6 seq., etc.

(6) Esquisses variées, XI, 17, 18 19 ; Cf. XIV, 23, 24.

(7) Par ex.: Esquisses variées, X, 27, 28 (des rats imitant les hommes).

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les métamorphoser en d’autres bêtes (1), ou même à pétrir, avec mille éléments pris de droite et de gauche, des êtres prodigieux par le sentiment d'horreur ou de ridicule qu'ils inspirent; il publie tout un livre (2) de ces folles créations, où vous voyez, par exemple, un monstre aux ailes de toile d’araignée et aux énormes yeux de libellule, avec une queue formée par le déroulement d’un caractère chinois, apparaître au milieu d’un groupe de femmes qui se cachent la figure et d'hommes qui tombent par terre de frayeur; tout cela, sans parler des innombrables animaux fabuleux qu'il a dessinés d’après la tradition, et qui appartiennent au monde des légendes (3). Mais ce ne sont là que jeux de maître: où il triomphe, c'est dans la reproduction fidèle des animaux réels, de leurs formes et de leur vie ; et c’est là seulement qu’il nous fait oublier l’attache qui le lie à l’école vulgaire. Plus on connaît les hommes, plus on aime les bêtes; IHoksai, voyant les hommes à peu près comme ils sont, les a peints assez laids, et, son penchant naturel aidant, est tombé trop souvent dans la caricature ; mais ses animaux, il les a caressés avec une sympathie grave et profonde, pleine de sollicitudes amies; un pauvre chien des montagnes qui crie de faim dans la nuit (4), un gentil blaireau qui regarde la lune (5), en voilà assez pour qu’il émeuve en nous la pitié ou nous donne un enchantement. exquis. Le

(1) Par exemple, Esquisses variées, X, 7 (un homme qui se change en crapaud).

(2) L'Histoire naturelie des monstres japonais.

(3) Cf. plus loin, chapitre sur les dieux, pass.

(4) Cent aspects du mont Fouji, II, 20, 21.

() Jardin des peintures, 13, 14.

chef de l’école vulgaire n’a atteint la vraie noblesse artistique qu’en se penchant sur la vie des animaux.

Un paysagiste sincère, mais un peu trop terre à terre, un peintre de fleurs sincère, mais pas assez élégant, un animalier sincère et parfait, tel nous apparaît Hoksaï dans son grand tableau de la nature. Si ce tableau faiblit par certains côtés, comme ensemble il est admirable ; il constitue une encyclopédie immense, pleine de vie et de variété, et qui, seule, eût pleinement suffi à la gloire d'au moins trois peintres. Or ce n’est, chez Hoksaï, que le magnifique décor de la scène où l'homme va paraitre.

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