‹ Étude sur J.S. Bach, 1685-1750Chapitre 20 sur 69 · Oeuvres, tome IX, page 41, une suite et six sonates · texte numérisé non relu

Oeuvres, tome IX, page 41, une suite et six sonates

rant au fond des bois, la cloche lointaine, tous les échos fantastiques et mystérieux qu'évoqueront un siècle plus tard les Schubert et les Tieck. Si la sonate en si mineur (à l'exception de son andante) n'est qu'un long cri de la passion douloureuse, celle en sol majeur est le chant de la passion heureuse, avec une chaleur et une intimité de sentiment qui ne se retrouve que dans les cantates nuptiales1. Le largo à 4 voix de la sonate en fa mineur est une plainte inconsolable, dans laquelle la résignation seule amène quelques éclaircies ; le canon de celle en la est empreint d'une grâce mélancolique exquise. Qui pourrait, en entendant ces chefsd'œuvre, dire encore que cette musique n'est pas « psychologique » ?

Les cinq suites pour violoncelle2 seul sont plus calmes, plus majestueuses, conformément à la nature de ce magnifique instrument. Signalons encore les sonates pour cla-

1 . Nous parlons de sa forme primitive. Bach l'a plus tard retravaillée sans l'améliorer.

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