N" 24 : Non, cet affreux devoir
fait au maître de Saint-Thomas par un compositeur de la génération qui suivit immédiatement. Dans ces suites, Bach exige du clavecin la plénitude de l'orgue alliée à la rapidité du violon. Ici encore il a devancé les temps, et dépassant la mesure des instruments de son époque, il a prévu les pianoforte d'aujourd'hui. Vers 1740 ou 1744, il ajouta au Clavecin bien tempéré la seconde partie que nous avons déjà mentionnée1. Il recommença aussi à écrire des concertos et poussa ce genre à un degré de perfection inconnu jusqu'alors. Nous en avons pour un, deux et trois clavecins2; Jean-Sébastien aimait à les jouer avec ses fils aînés, Wilhelm- Friedemann et Charles-Philippe-Emmanuel.
Combien il devait se sentir heureux en voyant revivre son génie dans ses enfants ! Enfin, tandis qu'il devait garder en manuscrit toutes ses compositions d'église, ses chefsd'œuvre, il put publier (de 1726 à 1742) la Clavierùbung3 . C'est un grand recueil dont