‹ Étude sur J.S. Bach, 1685-1750Chapitre 47 sur 69 · Oeuvres, tome XIII. livraison · texte numérisé non relu

Oeuvres, tome XIII. livraison

mandes ', qui viennent se joindre aux Suites françaises composées à Cœthen. Elles ont moins de grâce, mais plus de majesté, moins de charme, mais plus de vigueur que leurs aînées. Tout le monde connaît cependant les Gavottes des suites en sol mineur et en ré mineur, populaires depuis longtemps; les préludes de celles en fa majeur et en mi mineur, bien plus difficiles à exécuter que ces gavottes, sont caractéristiques pour le genre que Bach affectionnait quand il écrivait pour le clavecin en style libre. On y retrouve la véhémence qui lui est propre. Aucun autre pianiste n'a le souffle aussi long et ne sait conserver l'impulsion initiale avec une pareille conséquence. Lapartita en si bémol se termine par une gigue ravissante qui a eu le don d'inspirer Gluck. Le grand réformateur de l'opéra l'a imitée de très près, une première fois dans son Telemaco, puis dans un air célèbre2 ai I phi génie en Tauride. C'est, sauf erreur, le seul cas d'un emprunt

i. Oeuvres, tome III, page 46.

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