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DEUXIÈME PARTIE

Applications de la méthode.

D'après les résultats obtenus dans la première partie, la méthode de l’abaissement des points d’eutexie doit permettre de vérifier aisément les formules des électrolytes. Pour le montrer, nous avons étudié les substances suivantes : sels acides, acide fluorhydrique et fluorure de potassium, acide borique, acide dithionique et dithionates, persulfates, hypo-

phosphates, pyrosulfite de potassium, hydrosulfite de sodium.

Etude de quelques sels acides.

L'étude a porté sur les phosphates et arséniates monopotassiques, monosodiques et bisodiques, le pyrophosphate trisodique et le bicarbonate de sodium, en utilisant l’eutectique glace — nitrate de potassium.

Le pyrophosphate à été mis à notre disposition par Selva (!). Les autres sels, produits purs du commerce, ont été recristallisés dans l’eau.

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# 2 RER on TO EEE OR EE St £ Pr ï Ra P IJCMEPE Résultats. — Tous ces sels acides donnent, comme les

substances étudiées dans la première partie, des lignes abaissements moléculaires — concentrations se rapprochant de lignes droites. La figure 22 en donne quelques exemples. À l’origine on a obtenu les abaissements moléculaires sui-

vants :

(!) Voir Louis Serva, Thèse de l'Université de Strasbourg, U. 111 (1935), 30

Ko (POKER (ASOM)K RE RC 0 (PORN nr RES 0 RE AU (ASOMPINa EUR LT CPS AE 07 (GONE DM MANS Pr or POFHINa AN RS DE C0 Z ee DO2— 0 CO 7 (P2O'H)Na COTE 0 0

Le phosphate et l’arséniate monopotassiques, donnent un abaissement moléculaire à l'origine sensiblement égal à la constante de l'eutectique (16,5); ces sels ont l'ion K+ commun avec le sel de fond. Le K, est double pour le phosphate et l’arséniate monosodiques et pour le bicarbonate de sodium ; triple pour le phosphate et l’arséniate bisodiques, quadruple pour le pyrophosphate trisodique.

Tout se passe donc comme si l'hydrogène restait lié à l'ion complexe, ainsi que nous l’avons fait figurer dans les formules écrites plus haut.

On remarquera que les abaissements moléculaires à l'origine sont déterminés comme d’habitude, c’est-à-dire par extrapolation des valeurs obtenues pour des solutions moyennement concentrées. S'il était possible de faire des mesures de grande précision, sur des solutions très diluées, on obtiendrait vraisemblablement des résultats tout à fait différents, dus à la dissociation des anions complexes. Nous pensons que nos résultats expérimentaux montrent que cette dissociation est négligeable dans la région des concentrations étudiées.

Acide fluorhydrique, fluorure de potassium.

La formule de l'acide fluorhydrique a souvent été discutée (1); on a hésité entre la formule simple FH et la formule double F?2H2.

à (&t) Voir Meror, Znorganic and theoretical chemistry; vol. II (1922), 132; Pascaz, Trailé de Ghimie minérale, 1 (1931), 463 et suivantes.

Pour vérifier la formule de l’acide et celle du fluorure neutre de potassium, nous avons étudié ces corps dans l’eutectique glace — nitrate de potassium.

Acide. — D'après les valeurs de sa conductibilité électrique, l’acide fluorhydrique est un acide faible ; il doit donc donner, comme l'acide acétique {voir p. 19), un abaissement moléculaire à l’origine voisin de 16,5.

A partir des abaissements donnés par l'expérience, nous avons calculé les abaissements moléculaires à l’aide de la formule FH et de la formule double F?H? (voir p. go).

L’abaissement moléculaire à l’origine est sensiblement 16.7 pour la formule simple (fig. 23); il est 33,4 pour la

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