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ANATOMIE DESCRIPTIVE DE L'ONGLE

A. — Ongle proprement dit. — L'ongle se moule sur l'extrémité digitale ; libre en avant, il est enchâssé dans un repli du Poe en CRT et sur les côtés. qu'il An au Re nn grâce à sa minceur et à sa transparence, est d’un rose pâle sur la plus grande partie de son étendue. C'est senlement en atteignant les limites du HE diamètre qu'elle se modifie. En avant, vers l'extrémité libre, elle est d’un blanc grisâtre: en arrière, au niveau de la racine, elle deyient opaline; une ligne courbe, À concavité supérieure, limite la région ainsi teintée et connue sous le nom de lunule.

Libéré de ses adhérences, l'ongle représente une lame quadrilatère cornée, transparente, dont les bords sont minces et tranchants et qui comprend trois parties distinctes, bien qu’identiques au - point de vue de leur composition : une racine, un corps et une extrémité libre.

La racine est enfouie dans la rainure unguéale à laquelle elle adhère par ses deux faces. Sa longueur, comparée à celle du corps de l'ongle,n’en représente guère que le quart. Elle est taillée en biseau aux . dépens de sa face profonde. Molle, flexible, élastique, elle se termine en arrière par un bord légèrement dentelé.

Le corps, ou partie moyenne, s'étend depuis le repli cutané qui dissimule la racine jusqu’au sillon

creusé entre la partie libre de longle et la pulpe du

doigt. Sa face convexe présente des stries longitudinales plus ou moins apparentes ; sa face concave, adhérente au derme sous-jacent, offre une série de crêtes orientées dans le sens antéro-postérieur, légèrement divergentes, qui se moulent exactement sur les crêtes et les sillons du derme sous-unguéal.

L'extrémité libre déborde la pulpe du doigt. Elle ne présente aucune particularité.

L'épaisseur de l’ongle varie suivant la région que. lon considère. Si elle est à peu près égale sur presque toute l'étendue du corps, elle diminue vers la lunule et vers les bords latéraux. Au niveau du bord libre, elle atteint en moyenne 6 mm. 384 chez l’homme et o mm. 346 chez la femme (Esbach).

B. — Derme ungucal. — L'organe générateur de l’'ongle est représenté par le derme unguéal. Sa disposition par rapport à l’ongle est la suivante.

Sur la face dorsale des phalangettes, le derme forme, en s'adossant à lui-même, un repli qui recouvre la racine et les bords de l’ongle. On lui

décril trois parties : une partie moyenne, le manteau

de l'ongle et deux parlies latérales ou bourrelets laté-

raux. C'est au niveau du manteau que le repli du derme présente sa plus grande longueur. Une coupe pratiquée à ce niveau montre qu'il affecte la forme d’un triangle dont le sommet regarde vers le corps

de l’ongle. Ses dimensions diminuent en se rapprochant des bords latéraux.

Au niveau du point de réflexion du derme, on voit un liséré épidermique s’avancer sur le dos de l’ongle, dans une certaine étendue ; c’est le périonyx.

Poursuivant son trajet, le derme réfléchi s'étale au-dessous du corps de l’ongle, Le point de jonction de ses deux portions forme un angle dièdre : c’est la rainare unguéale ; profonde en arrière, elle va en s’effaçant sur les côtés ; le limbe unguéal s'y enchâsse à la façon d’un verre de montre dans sa monture métallique.

La partie du derme qui supporte le corps de l’ongle constitue le lit de l’ongle ; il occupe l’espace compris entre l’extrémité libre de l’ongle et l’insertion tendineuse des bandelettes latérales de l’extenseur des doigts confondues avec les lombricaux et les interosseux. Il est intimement uni à la phalangette. Les vaisseaux, très abondants au niveau des deux tiers antérieurs, donnent à cette région du lit une coloration rouge vif qui tranche sur la coloration blanchätre du tiers postérieur. Toute la surface du derme sous-unguéal présente des crêtes longitudinales décrites par Henle ; moins apparentes sur la portion blanche semi-lunaire, elles sont très marquées sur le reste de son étendue.

Quant à la partie du derme qui est en rapport : avec la racine de l’ongle, elle constitue la matrice dont le rôle dans l’accroissement de l’ongle est si important.

EN be De

Cette limite, assignée à la matrice par la plupart des anatomistes, n'est pas adoptée par Arloing. Cet auteur, admettant que la région de la lunule participe au développement de l'ongle, a été conduit à agrandir le champ de la matrice unguéale en y ajoutant la portion blanche ou semi-lunaire du derme sous-

unguéal.

HISTOLOGE DE L’ONGLE

Suivant le même ordre que dans notre description anatomique, nous étudierons, dans ce paragraphe consacré à l’histologie :

1° La structure de l’ongle proprement dit ;

2° La structure du derme unguéal.

I. — Stractare de l’ongle. — L’ongle-est formé de lamelles épithéliales cornées superposées et disposées en séries parallèles : elles sont imbriquées à la façon des tuiles d’un toit. Les cellules qui les constituent sont polygonales, elles ont de 27 à 36 « (Kælliker) : et sont pourvues d'un noyau visible après addition d’un alcali.

Par la facilité avec laquelle on peut, à l’aidè de réactifs, mettre en évidence leur noyau; par l’adhérence plus intime qu’elles présentent entre elles, ces cellules se différencient assez nettement des cellules de la couche cornée de l’épiderme dont elles rappellent d’ailleurs l'aspect,

— 14 ce [+ Structure du derme unguéal et périunguéal. — Nous décrirons successivement le derme: susunguéal, le derme sous-unguéal et la couclie épithéliale interposée entre ce derme et l’ongle.

a) Derme sus-anguéal ; manteau et bourrelets

latéraux. Sa face externe ou superficielle, qui se continue

avec le tégument du doigt, présente les mêmes carac-

tères anatomiques que le derme cutané en général. Comme lui. il possède des glandes sudoripares et de nombreuses papilles pourvues de corpuscules du tact; ces glandes disparaissent en même temps que s’atténuent les papilles sur sa face interne.

b) Derme sous-unguéal. X présente certaines particularités de structure. |

Il ne renferme pas de glandes. Sa surface est parcourue par les crêtes de Henle; disposées parallèlement à l’axe du doigt, elles mesurent 100 à 200 w de haut. Dans la région de la matrice, elles s’affaissent et montrent un sommet festonné. Les crêtes de Henle logent une série d’anses vasculaires dont la branche ascendante côtoie la branche descendante, issues du réseau sanguin sous-unguéal.

Les sillons qui séparent ces crêtes sont comblés par une couche’ épithéliale qui offre les caractères généraux de la couche mnqueuse de Malpigni; |

c) Épithélium sous-anguéal. — Les cellules constitutives sont disposées sur deux plans ; on trouve en allant de la profondeur vers:la surface:

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