PTS ANSE TER
ENT Aus
a) Un plan de cellules prismatiques ;
.b) Plusieurs étages de cellules polyédriques unies entre elles par des filaments anastomotiques et s ‘aplalissant au contact du limbe ung uéal.
Ces cellules ne contiennent pas d'éleidine ; elles renferment de la substance onychogène qui se colore en brun par le picrocarmin. Cette substance est. surtout abondante dans la région de la matrice. Ici,
l’épaisseur del’épithélium est plus considérable qu'au niveau du lit: les éléments cellulaires subissent une active prolifération et se kératinisent à leur surface pour former la substance de l’ ongle.
Vascularisation et innervation du derme unguéal. — Il nous resle à ajouter quelques mots sur la yaseularisation et l’innervation du derme inguéal. |
Les vaisseaux y sont très abondants. Renaut en a donné une description très détaillée. On pent la résumer en ses polils essentiels de la façon suivante: Dans loule l'étendue du derme sus et sous-unguéal il existe un réseau vasculaire « planiforme ». Ce réseau, alimenté par des rameaux issus eux-mêmes du réseau sous-cutané (vaisseaux de distribution) est formé d'une série de mailles disposées parallèle-
ment à la surface dermique. À lui seul il suffit pour : assurer la circulation de la région sous-unguéale, | tout au moins sur les points où les papilles sont absentes ou acquièrent un faible développement,au niveau de la lunule et de la rainure ungnéale. Mais ailleurs, en regard des papilles, il émet. des boucles
REV RES ou «anses vasculaires papilliformes » qui montent dans l'épaisseur des crêtes de Henle dontelles suivent naturellement la direction oblique ou verticale.
Les vaisseaux lymphatiques sont très nombreux dans le derme sus-unguéal. Le lit de l’ongle paraît en être dépourvu ; cependant certains auteurs admettent l'existence d’un réseau lymphatique dans cette région
Nerfs. — Le dérme sous-unguéal est très riche en rameaux nerveux. Mais leur mode de terminaison est inconnu. Tout ce qu’on sait, c’est qu'ils ne présentent jamais de corpuscules du tact.
Connexions de l’ongle dans le derme et l’épiderme. — Connaissant la structure des différentes parties de l'appareil unguéal, nous pouvons maintenant, en synthétisant les notions exposées plus haut, nous faire une idée exacte du mode de connexion de l’ongle avec le derme et l'épiderme avoisinants.
Nous avons vu que le derme, atteignant la racine de l’ongle,s’adossait à lui-même pour former un repli semi-lunaire et se réfléchissait ensuite pour s’étaler sous le limbe unguéal. Il y a donc continuité entre le derme sus-unguéal et le derme sous-unguéal.
Quant aux couches épidermiques, elles se comportent d’une façon différente. Nous retrouvons, comblant les sillons interposés entre les crêtes de Henle, la couche basilaire et la couche muqueuse ; mais celle-ci a subi une importante modification ; ses cellules, au lieu de contenir de l’éléidine, renferment des granulations de substance onychogène. Restent
les cellules les plus superficielles de la couche cornée ; cette dernière, après avoir tapissé la face libre du derme sus-unguéal, se prolonge sur le dos de l’ongle dans une étendue quelque peu variable, voisine toutefois de 1 millimètre, en formant l'épidermicule. Chez le fœtus, l'épidermicule, ou périonyx recouvre toute la surface de l'ongle. Chez l’adulte, il n’en est pas de même, car les frottements incessants le détruisent constamment au fur et à mesure qu'il se reproduit. £ Puis, elle se réfléchit, rejoint la face inférieure du derme sus-unguéal, atteint la racine de l'ongle à laquelle elle adhère et disparaît. Sur les côtés, elle vient se confondre avec les bords latéraux de l'ongle.