‹ Étude sur l'architecture lombarde et sur les origines de l'architecture romano-byzantineChapitre 44 sur 112 · SAINT-PIERRE IN CIEL D’ORO A PAME · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE IN CIEL D’ORO A PAME

l’épaule clos traits concentriques, dont la présence trahit sans doute l’imitation de quelque dessin d’étoffe. Mentionnons aussi la fréquence des grandes roses, à plusieurs rangs de pétales, qu’on rencontre déjà dans la porte méridionale de Saint-Michel- Majeur, et qu’on trouve en plus grand nombre sur le portail do Saint-Jean in borgo.

l.i! somme, les sculptures internes de Saint-Pierre in ciel d'oro sont d’un caractère bien tranché, qui leur assigne une place à part dans la série des sculptures lombardes. 11 ne serait pas impossible que leurs auteurs fussent venus du dehors, cl même d’assez loin. La dépendance ou fut le monastère vis à vis des puissants abbés de Cluny peut donner quelque poids à cette conjecture.

Les hases sont eu grande partie cachées par une couche de terre d’au moins 0"’0< I d’épaisseur, qui encombre tout le pavé do l’église. Aussi pour mesurer l’une d’elles a-t-il fallu faire un déblai. La lig. V (pl. 07) montre que la hase proprement dite repose sur un socle, qui fait saillie tout autour d’elle et suit les sinuosités du pilier au lieu de les envelopper, comme à Saint-Michel-Majeur, dans un contour plus simple. Si l’exemple choisi ne porte pas de griffes, cela ne veut pas dire que les bases de Saint- Pierre in ciel d'oro soient, en général, privées de cet ornement. On n’aura sur ce point de renseignement complet qu’après le déblaiement du sol. Mais, dès à présent, on remarque aux appuis du chevet des griffes très-extraordinaires par leurs formes et les sujets qu’elles représentent. Ce sont des bustes Humains ou des corps d’oiseaux, (pii montent jusqu’au tore supérieur (Voy. laflg. Vide la planche 07). De tels sujets ainsi traités annoncent évidemment une période avancée du style lombard.

Page 1